Maroc : Des solutions à l’affaire du poulet sur le marché UE Version imprimable
18-10-2017
Concernant le désir des opérateurs nationaux d’exporter le «poulet marocain» sur le marché de l’UE (Union européenne), exprimé par l’ONSSA (Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires) à son équivalent européen, les informations, venant des experts de l’UE, de l’ONSSA, de la FISA (Fédération interprofessionnelle du secteur avicole) et d’une partie de la presse marocaine, donnent lieu à des interprétations contradictoires.
L’affaire du poulet marocain sur le marché européen a défrayé la chronique ces derniers temps.En tant que président de l’AEFS (African Experts of Food Safety - Associationdes experts africains pour la sécurité sanitaire des aliments), j’estime important d’y apporter quelques précisions. S’il est vrai que les résultats du dernier audit ne seront connus que dans quelques semaines, ceux de la visite de travail de la partie européenne du mois de mars dernier ont été remis à l’ONSSA pour y apporter les corrections requises. L’Autorité de tutelle nationale a, dans ses réponses, fait preuve de bonne volonté, mais je doute que les Européens prennent ces bonnes intentionspour de l’argent comptant tant qu’il n’y a pas d’applications tangibles sur le terrain avec des résultats concrets tant au niveau de la propreté du transport quede l’hygiène des abattoirs et/ou tueries traditionnelles de la volaille prenant appui sur des analyses microbiologiques des pathogènes et physicochimiques de résidus chimiques d’intérêt. S’il est vrai aussi que le traitement approprié à la chaleur de la viande, volaille dans ce cas, peut éliminer la plus grande partie des risques sanitaires pouvant affecter le consommateur, le travail de transformation de viande de poulet insalubre ou de faible hygiène sera de toute façon considéré comme un risque inacceptable aux yeux des autorités européennes concernées. Il doit l’être pour nos autorités aussi.

Le problème n’est pas insurmontable. Dans les années 90, les Américains, sous l’administration Clinton, ont exigé des responsables des tueries traditionnelles d’effectuer des contrôles de 6 microorganismes pathogènes sur chaque lot de poulets traités et de procéder à la vente uniquement si les résultats des contrôles étaient conformes. Les responsables, qui ont accompli la mise à niveau nécessaire, ont pu garder leur activité. L’ONSSA peut étudier et suivre éventuellement cette voie qui a donné des résultats ailleurs.

Il reste bien évidemment à corriger ce que les responsables de l’UE considèrent comme la «faiblesse de l’ONSSA». Il y a, à ne pas en douter, des personnes compétentes et sérieuses dans notre organisme de tutelle. Il est temps de les mettre en valeur pour qu’elles donnent l’exemple à suivre aux autres.

Dr Ahmed Essadki, président AEFS
 
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