Maroc : Fin en apothéose du Festival Gnaoua et Musiques du Monde Version imprimable
05-07-2017
Les lampions se sont éteints, samedi 1er juillet 2017, sur la 20ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde. Les festivaliers qui regrettent déjà une rencontre riche en échanges ont encore les sonorités qui résonnent dans leur tête. La magie de la Cité des Alizés a encore bien pris.
Entre concerts sur grandes scènes à la Woodstock, à la place Moulay Hassan, ou sur l’interminable Plage, avec un public aux anges, en symbiose avec les stars mondiales et les Maâlems gnaoua, d’autres Off dans la Médina ou plus intimistes à Dar Loubane, à la Zaouia Issaoua et à Borj Bab Marrakech, les forums à l’hôtel Atlas sur créativité et politiques culturelles à l’ère du numérique (sous diverses thématiques), ou encore les entretiens sous l’Arbre à Palabres à l’Institut français, sans omettre les Ateliers, et à l’Expo-Photos à Borj Bab Marrakech, Essaouira a vibré et fait vibrer quelque 600 000 à 700 000 âmes, venues du Maroc et d’un peu partout dans le monde. Tous comme un, les festivaliers ont évolué dans un esprit de concorde, de liberté et de tolérance. L’atmosphère bon enfant, palpable à tous les niveaux, était explicite. Comme l’a si bien imagé le conseiller du roi, André Azoulay, on s’y sentait Africain et non Berbère, Juif, Arabe ou Noir.

Musique, culture et extase
Pour cette édition, qui coïncidait avec les 20 ans, les organisateurs ont parsemé, par une pluie d’étoiles, le firmament de la ville. De la parade d’ouverture à Bab Doukkala au dernier roulement de tambour, les Carlinhos Brown, Lucky Peterson, Ismael Lô, Bill Laurance, Ray Lema, Aboubacar Kouyaté, Loy Ehrlich, Titi Robin, Hind Zahra…. les Maâlems Said Oughessal, Mohamed Kouyou, Abdelkebir Merchane, Houssam Guinea … et des Bands et troupes, telles que Marsa Band, La Bejazz, Houara, Ganga d’Agadir… ont assuré face à un public vraiment gâté par un festival fier d’afficher sa maturité.

Comme si rien ne devait être omis, les initiateurs ont rendu hommage à Abdelhafid Chlyeh, en présence de son épouse Geneviève Herrmann Chlyeh. Son ouvrage «Les Gnaoua du Maroc», paru en 1999, a d’ailleurs été réédité par Layla Chaouni aux Éditions Le Fennec.

Vivement la prochaine édition d’un festival qui tend à se franchiser un peu partout en Afrique, tant il est générateur de valeur ajoutée! Allez donc poser la question aux propriétaires de boutiques de souvenirs, d’art moderne, de maisons d’hôtes, aux réceptifs, à ces joint-ventures dans la Médina productrices de quiches, de crêpes et autres boulettes de crustacés aux modes de productions croisées souiri-occidentalo-asiatiques…

Daouda MBaye, ES à Essaouira
 
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