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Maroc, poursuite des tractations pour la formation du gouvernement Version imprimable
13-12-2011
La première sortie médiatique d’Abdelilah Benkirane, Premier ministre du gouvernement marocain, lundi 12 décembre 2011 à Rabat, n’a pas révélé la composition du nouveau gouvernement. Seules certitudes, il faudra s’attendre à une équipe élargie à 4 autres formations politiques, composée de 25 à 30 ministres et secrétaires d’Etat.
Près de 3 semaines près les élections législatives du 25 novembre, remportées par le parti islamiste modéré PJD, la formation du gouvernement marocain n’est toujours pas effective.  Abdelilah Benkirane, Premier ministre, désigné par le roi Mohammed VI, n’a pas donné  de détails sur la composition du gouvernement. Tout au plus, ce dernier, qui avait évoqué, quelques jours plutôt, un exécutif restreint d’une vingtaine de ministres, annonce qu’il va falloir  s’attendre à  la nomination de 25 à 30 ministres.
Autre certitude, aux partis politiques qui avaient très tôt approuvé leur participation à l’équipe devant diriger le gouvernement, à savoir le parti de l’Istiqlal (PI) et le Mouvement Populaire (MP), est venu s’adjoindre, samedi 10 décembre, le PPS (parti pour le Progrès et le Socialisme). Lundi au siège du PJD, le Premier ministre a dévoilé que des tractations sont en cours avec l’Union Constitutionnel (UC). Certaines sources avancent que cette annonce vise a tempéré les ardeurs dans la coalition gouvernementale, …
De toutes les façons, le PJD s’emploie à disposer d’une majorité confortable pour gouverner (gouvernement fort), mais ne compte rien lâcher sur des départements majeurs, tels que l’économie et les finances, apprend-t-on. Il reste évident que cette formation politique ne perd pas de vue que sa sanction sera à la hauteur de la résolution des  défis économiques et sociaux actuels et futurs, mais aussi en fonction de ses capacités à achever les chantiers en cours.

D. M.  
 
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