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NEPAD : relance reportée Version imprimable
27-11-2007

Objet de critiques de plus en plus vives, le NEPAD devait se relancer à Dakar, mais le sommet a été reporté sine die.

Par Chérif Elvalide Sèye, Dakar

« Le NEPAD est une belle Mercedes avec un mauvais chauffeur. Le Sommet de Dakar a pour objectif de lui trouver le bon chauffeur », a expliqué le président Wade à propos du sommet que devait abriter son pays. La Mercedes attendra encore car la réunion du « Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique », prévue le 22 novembre, a été reportée. De source informée, le report aurait été demandé par l’Afrique du Sud, prétextant le Sommet du Commonwealth pourtant prévu de longue date. Un prétexte, pense-t-on du côté de Dakar, puisque la date en avait été arrêtée en concertation avec tous les Etats concernés.

Le NEPAD est né en 2001 dans une opposition à peine feutrée entre Abdoulaye Wade et Thabo Mbeki, chacun ayant son plan pour sortir le continent de l’ornière. OMEGA pour le premier, Programme de renaissance africaine pour le nouveau millénaire (MAP) pour le second. Une escale à Pretoria du président sénégalais en route pour le Sommet de l’Organisation de l’unité africaine à Lusaka, en juillet 2001, avait permis de désamorcer la bombe. Les deux leaders convinrent de fusionner les deux plans. Naît ainsi la Nouvelle initiative africaine. Présentée au sommet par Wade, elle est adoptée comme programme officiel de l’Organisation de l’unité africaine. Le nom a toutefois changé. La Nouvelle initiative africaine devient le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique.

Pensée économique Le NEPAD n’est pas le premier programme de développement continental. Il y a eu notamment le Plan d’action de Lagos en 1980, le Programme prioritaire de redressement économique en Afrique en 1985, la Communauté économique africaine en 1991, le Program-me d’action du Caire en 1995. Des plans conçus par des experts puis avalisés par les chefs d’Etat. Pour le NEPAD, ce sont deux chefs d’Etat qui ont pris la plume, rédigé et présenté à leurs pairs. Un vrai leadership dans la pensée économique. Le G8 en mal d’initiative pour sortir l’Afrique de l’ornière applaudit des deux mains. Le Sommet de Kananaskis en juillet 2002 adopte un Plan d’action pour l’Afrique. Il est particulièrement élogieux pour le NEPAD. « Le NEPAD offre une occasion historique de surmonter les obstacles au développement de l’Afrique. Notre Plan d’action pour l’Afrique, qui constitue la toute première réponse du G8, vise à encourager l’effort créatif qui sous-tend le NEPAD et à donner des bases solides à la coopération future », indique-t-il notamment.

Déception Six ans après, le bilan est pour le moins mitigé. Wade est particulièrement sévère. En juin dernier, interviewé sur la chaîne Africable, il annonce : « J'ai décidé de ne plus perdre mon temps à des réunions où finalement on ne fait rien. Il y a des centaines de millions de dollars qu'on dépense dans des voyages et des hôtels. Il n'y a pas une seule classe d'école réalisée. Il n'y a pas un seul dispensaire réalisé. » Son appréciation n’est pas partagée par le président Mbeki. Pour lui, le NEPAD a développé divers projets et programmes. Et de citer le câble sous-marin de l'Afrique de l'Est long de presque 10 000 km qui devrait être opérationnel vers la fin de l'année 2008. A Khartoum, en janvier 2006, les chefs d’Etat et de gouvernement ont donné mandat à Wade d’organiser une session spéciale pour la relance. En prélude à la rencontre, il a proposé de transformer le NEPAD en une agence continentale dont le siège serait à Addis Abeba. Qui s'occuperait en priorité des projets d'infrastructures et de leur financement. Le calendrier international laisse très peu de place à l’organisation rapide de ce sommet. Probablement faudra- t-il attendre le prochain sommet de l’UA en janvier prochain. Encore quelques mois de perdus.

 
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