Nissale Berrached, DG de Philips Afrique du Nord et de l’Ouest : «Du bien-être à la santé» Version imprimable
27-10-2017
Dans ce bref entretien, Nissale Berrached, directeur général de Philips pour l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, expose la nouvelle vision de Royal Philips pour l’Afrique, un fabricant de systèmes médicaux qui investit continuellement dans les nouvelles technologies et qui parie sur l’avenir de la digitalisation.
Les Afriques : Excepté votre changement de siège, qu’est-ce qu’il y a de nouveau?
Nissale Berrached : Énormément de choses. Déjà pour le changement de siège du boulevard Mohammed V à la Marina de Casablanca, il faut savoir que Philips est en Afrique depuis 1891, notamment en Afrique du Sud. Par la suite, différents bureaux dans différentes localités ont été ouverts à travers le continent. Au Maroc, ce fameux bureau du boulevard Mohammed V a été ouvert dans les années 40-50, mais depuis les années 2000, il y a eu une évolution de la stratégie de Philips. Nous sommes installés depuis 2014 dans l’une des tours de la Marina de Casablanca.

Ce qui a réellement changé chez Philips est la scission des activités santé et éclairage depuis 2015. Le Healthcare a pris alors un positionnement de premier ordre. Contrairement aux autres industriels, présents dans des secteurs d’activité diversifiés, les investissements de Philips dans la R&D se concentrent sur la santé. Nous avons créé un mémento qui va du Well-Being (Ndlr : Bien-être) à la santé, c’est-à-dire de la prévention au traitement. Notre vision du bien-être est celle d’une continuité allant de la prévention des maladies de l’amélioration de l’hygiène de vie jusqu’aux solutions diagnostiques, dans différentes spécialités médicales, radiologiques, cardiologiques et relatives à la santé de la femme, pour ne citer que celles-ci.

Nous opérons dans la prévention médicale dans le traitement et dans le post-traitement aussi. Dans la prévention, nous aidons les médecins à affirmer un diagnostic avec un indispensable taux d’exactitude. Dans le traitement, nous collaborons avec les cancérologues avec des solutions innovantes apportées notamment avec les systèmes Philips Brilliance CTTM Big Bore, qui est un scanner multi-coupes qui permet de situer la tumeur afin que le traitement par radiothérapie puisse être le plus précis possible.

Philips depuis des années investit dans la digitalisation de tous ses équipements, notre savoir-faire en logiciel de traitement des données nous permet d’offrir aux cliniciens une qualité d’image à la hauteur de leur attente.

Il s’agit d’une technologie de pointe. Cela signifie des coûts importants. Sur ce marché africain, avec des budgets ténus, avec une santé, souvent parentpauvre de Lois de finances, comment retrouvez-vous vos équilibres?
Il faut relativiser, dans la mesure où les systèmes ont toujours été ce qu’ils sont en termes de coûts et de rationalisation des investissements. En termes de prix, si l’on tient compte des cours de change constants, rien n’a changé. Nous sommes toujours à l’écoute du marché et de ses besoins auxquels on s’adapte continuellement afin de proposer la solution la plus adaptée au centre de santé ou au médecin. Si un centre hospitalier veut acquérir un système extrêmement sophistiqué, il doit être utilisé à bon escient par du personnel bien formé. Il contribuera à la réduction des délais de traitement des patients et à la guérison des malades qui vont retrouver rapidement le chemin du travail. En conséquence, un coût en apparence important peut permettre sur le court et moyen terme d’opérer de réelles économies de santé…

Avez-vous ou songez-vous, le cas échéant, à nouer des partenariats avec des pays, tels que le Sénégal où la radiothérapie publique est tombée en panne dernièrement?
De par notre position au Maroc, nous desservons le Maghreb. Mais de par la langue, la collaboration, la proximité et les échanges dans nos promotions respectives dans les différentes facultés, nous souhaitons faire ces partenariats. Concernant les installations, il peut exister des difficultés en termes de disponibilités, de budgets, de formation du personnel traitant et de maintenance.

La suite à lire dans le prochain numéro du magazine.

Propos recueillis par Daouda MBaye
 
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