OCP, un géant qui cultive l’efficience Version imprimable
26-09-2017
Dans un grand groupe, il y a très souvent une structure pionnière. Au sein d’OCP Group, la mine de phosphates à Khouribga, datant de 1920, joue ce rôle. Elle a généré aujourd’hui un complexe de 4 mines, dont les minerais sont conduits via le Slurry Pipeline à Jorf Lasfar, plateforme de valorisation et d’exportation.
C’est un impressionnant complexe minier, avec 4 unités (mines et laveries), Béni Amir, Sidi Tami, Merah Lahrach, et Sidi Chennane, à Khouribga, à 120 km au sud-est de Casablanca, qui accueille le visiteur assez téméraire pour le parcourir dans sa totalité, tant il est vaste. Ce complexe, où la sécurité n’est pas un vain mot, comprend des zones d’exploitation, de traitement, notamment des laveries. Il est le point de départ du Slurry Pipeline de 235 km qui achemine depuis 2014 la pulpe de phosphate vers le site de Jorf Lasfar. À Khouribga, OCP Group, qui ambitionne de nourrir le sol pour nourrir la planète, fait du développement durable son crédo. En effet, ce sont près de 4 millions d’arbres (oliviers, arganiers, caroubiers…) qui sont plantés dans les zones déjà exploitées et préalablement terrassées, pour les réhabiliter.

Un engagement environnemental
À noter qu’outre le périmètre de Khouribga, OCP Group exploite aussi, sur l’ensemble du territoire marocain, des mines à Benguerir, Youssoufia, Safi et à Boucraâ, toujours chevillée au corps cette stratégie industrielle visant à renforcer sa capacité d’extraction et de transformation. L’objectif étant de se positionner en leader sur le marché des produits phosphatés à forte valeur ajoutée (engrais, dérivés phosphatés et acide phosphorique). Les responsables ont défendu que pour ce faire, le programme industriel du groupe repose sur l’acquisition, l’optimisation et le renforcement des activités sur la totalité de la chaîne, de la mine jusqu’au marché mondial des engrais phosphatés. L’acheminement de la pulpe de phosphate par pipeline est en lui-même une révolution et permet des économies d’échelle importantes. Ce souci d’efficience est perçu à Jorf Lasfar, dans les différentes unités industrielles ou de R&D, qui intègrent des centrales électriques avec des puissances montant jusqu’à 300 MW. Une électricité générée par la combustion du gaz émanant de la production d’acide phosphorique. Justement, l’excès d’énergie produite par les unités intégrées alimente une unité de dessalement d’eau de mer. Les derniers résultats qui nous sont parvenus font état de coûts de production qui continuent de baisser. Les économies de coûts totaux ont été estimées à 807 millions MAD au premier semestre de 2017 contre 436 millions MAD pour la même période lors de l’année précédente. Par ricochet, le résultat d’exploitation a baissé à 3 094 millions MAD (311 millions USD) contre 4 073 millions MAD (418 millions USD) en 2016, essentiellement suite à la mise en service de nouvelles installations et des coûts d’amortissement y afférents.

Des niveaux record
Une démarche qui s’est traduite par des résultats en constante progression. En effet, le chiffre d’affaires du premier semestre 2017 a progressé de 7% par rapport à l’année dernière pour s’établir à 23 152 millions MAD (2,33 milliards USD). Une croissance soutenue par une croissance de 28% des revenus de la roche et de 17% des revenus des engrais, reflétant une augmentation des volumes de vente et compensant la baisse des prix enregistrée, relève-t-on.

Au cours de la période, les ventes à l’international d’OCP ont atteint des niveaux record, en raison de la forte demande de produits premium sur le marché africain, dans lequel OCP a vu ses ventes progresser dans toutes les régions et vers lequel les exportations ont augmenté de 44%. African Fertilizer Complex (AFC) ainsi que les joint-ventures, nées respectivement de partenariats avec l’Allemagne et la Belgique, l’Inde, le Brésil… à Jorf Lasfar, ont vu leurs revenus s’accroître. Globalement, la marge brute a enregistré une hausse de 5% à 15 124 millions MAD (1,52 milliard USD) contre 14 440 millions MAD (1,48 milliard USD) un an plus tôt, soutenue par l’augmentation des volumes exportés et la baisse des prix des matières premières.

Quant à l’EBITDA du premier semestre 2017, il s’est élevé à 5 908 millions MAD (594 millions USD), stable par rapport à 5 916 millions MAD (606 millions USD) pour la même période en 2016. La marge d’EBITDA s’est établie à 26%, légèrement inférieure au niveau du premier semestre 2016 (27%) en raison de l’impact du recul des prix du phosphate dont l’effet surpasse celui de la baisse des coûts des matières premières et de l’augmentation des volumes de vente de roche et d’engrais.

Par sa Fondation, OCP Group ne tourne pas le dos aux populations et se contente de faire du chiffre. Bien au contraire, il accompagne une manifestation comme le Festival du cinéma africain de Khouribga, mais aussi et surtout finance et manage le Khouribga Skills (centre de mentoring aux jeunes et moins jeunes porteurs ou non de projets), la Médiathèque moderne de la ville…

Daouda Mbaye
 
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