Ouganda : 2 milliards de $ de promis au Sommet africain de la Solidarité Version imprimable
23-06-2017
L’Ouganda, limitrophe du Soudan du Sud, abrite dans des camps plus d’un million de réfugiés, dont une grande partie d’enfants, qui fuient la guerre civile. Le Sommet de la Solidarité, qui réunit depuis ce matin, à Kampala, l’ONU et des dirigeants venus de l’UE, de l’UA et d’ONG, permettra de soutenir ce pays à mieux assister les déplacés.
Des bailleurs de fonds et autres donateurs vont à la rescousse de l’Ouganda qui a accueilli dans les camps de Bidibidi, avec 300 000 réfugiés sud-soudanais, d’Imvepi (120 000)… plus d’un million de personnes, fuyant les combats et exactions sur son territoire. Le Sud-Soudan, plus jeune pays sur l’échiquier politique du monde et pourtant riche de ses ressources, singulièrement pétrolières, vit une guerre civile nourrie par des querelles de chapelle. L’Ouganda, voisin, n’a pas hésité un seul instant à accueillir sur son sol des centaines de milliers de réfugiés qui fuient d’interminables combats entre mouvances mues par le seul appât du gain, au détriment des populations. Aujourd’hui, face à cette situation catastrophique, vu qu’un grand nombre d’enfants ont franchi seuls la frontière, l’Union africaine (UA), l’ONU, l’Union européenne (UE) et des donateurs se sont réunis dans le Sommet de la Solidarité, afin d’apporter une aide aux réfugiés et mobiliser des ressources afin que les autorités ougandaises puissent les assister davantage. Si un premier montant de 85 millions d’euros a été annoncé, les besoins et promesses afférentes montent à 2 milliards de $. Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, qui s’est enquis des conditions de vie dans les camps de réfugiés, notamment à Imvepi, la veille de la rencontre, n’a pas manqué de souligner l’extraordinaire générosité du peuple et du gouvernement ougandais qui accueillent des centaines de milliers de réfugiés et partagent avec eux leurs terres et leurs biens, au moment où d’autres égoïstes leur ferment leurs portes et leurs frontières… le SG de l’ONU trouve que l’exemple de ce camp mérite l’admiration de la communauté internationale.

Aux autorités et forces vives du Sud-Soudan, il est temps de tenir le langage de la vérité, à défaut d’une ingérence humanitaire. Dans ce pays, bien doté par la nature, une bonne gouvernance, doublée d’une bonne répartition des ressources, permettrait un développement inclusif.

Daouda MBaye, rédacteur en chef
 
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