Paris : Afrobytes, le rendez-vous du numérique Version imprimable
13-06-2017
Ammin Youssosuf et Haweya Mohamed ont inauguré, jeudi 8 juin, la deuxième édition des Afrobytes dont ils ont lancé le concept il y a deux ans. Un événement qui a pour objectif de connecter le secteur du 2.0 avec l’Afrique.
Les Afriques : Vous organisez les Afrobytes à Paris. En quoi cela consiste-t-il?
Nous allons regrouper les meilleurs talents de la scène hi-tech africaine, américaine et européenne. Nous avons une centaine d’intervenants issus du monde de l’entreprise qui viendront donner une conférence sur le thème du numérique en Afrique.

Vous en êtes à votre deuxième édition, à quoi faut-il s’attendre exactement?
Cela représente un an de travail intensif. Nous avions déjà mené cette expérience l’an passé. Cela a eu un franc succès, car les domaines d’action de nos intervenants sont variés. Nous avons des spécialistes du e-commerce, de la finance tech en passant par les transports. Le leader du patronat français, Pierre Gattaz, était également présent. C’est important pour nous, car le Medef représente un vrai soutien. C’est la raison pour laquelle notre conférence de présentation de cet événement a eu lieu la semaine dernière dans les locaux du Medef.

Quelles ont été vos motivations pour lancer Afrobytes?
90% de ce que les sociologues appellent «les millenials», à savoir les jeunes nés au cours de ce début du millénaire, sont originaires des pays émergents. La formation des jeunes dans les métiers du numérique, l’investissement des jeunes entreprises sur le continent sont l’avenir de notre croissance en Afrique. Et Afrobytes a pour mission de réunir les champions de différents secteurs d’activité.

Quel regard portez-vous sur la croissance africaine?
Les voyants sont au vert. Il y a trois étapes pour parvenir à un développement économique. Au début des années 2000, nous commencions à nous équiper en matériel, puis vient la phase dite «d’utilisation des services». Enfin, il y a la phase dite de «transformation». Et aujourd’hui, sur le continent africain, nous sommes à la deuxième phase dans beaucoup d’États. Au Kenya, Mpesa, spécialiste du paiement par mobile, représente près de 20% du PIB du pays et il a même commencé à exporter son produit vers l’Union européenne, en Hongrie.

Propos recueillis par Rudy Casbi
 
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