Paris : Mini-sommet sur la migration Version imprimable
28-08-2017
Emmanuel Macron, président français, a réuni depuis ce matin à Paris une rencontre entre dirigeants européens et africains pour la gestion de la crise migratoire originaire d’Afrique, notamment via la mise en place de soupapes d’étranglement, sortes de Hostspots ou centres avancés d’examens de demandes d’asile en Libye, au Niger et au Tchad.
Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française, promettait naguère que son pays ferait des propositions concrètes sur une crise migratoire de plus en plus aiguë. C’est aujourd’hui chose faite, avec la tenue, ce lundi 28 août 2017 à Paris, d’un mini-sommet sur la gestion et le contrôle maîtrisé des flux migratoires en provenance d’Afrique. Outre le chef de l’État du pays hôte, les dirigeants allemand, italien, et espagnol y sont présents aux côtés de leurs pairs africains du Tchad, du Niger, de la Mauritanie, du Burkina Faso, de la Libye et du Mali. À noter que Federica Mogherini, haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité est aussi de la partie.

Il est grand temps de prendre le taureau par les cornes. Le nombre d’arrivées de migrants et réfugiés en Europe par la Méditerranée, au 23 août 2017, a atteint 120 624. Ces chiffres de l’OIM, l’organisme des Nations unies chargé des migrations, sont comparés à ceux de la même date l’année dernière, soit 271 951. Des données d’autant plus impressionnantes que le nombre de décès a été en 2017 de 2 410 dont 2 244 sur l’itinéraire Méditerranée centrale, contre 3 226 dont 2 725 sur l’axe Méditerranée centrale en 2016. À Paris, les discussions vont tourner autour de l’implantation de centres avancés d’examen de demande d’asile sur le sol africain. Le Niger, le Tchad et la Libye sont pressentis… L’Europe veut déplacer les lieux de rétention en Afrique.

Une approche conjointe
L’UE travaille en effet depuis un certain temps sur une approche conjointe de la gestion de cette crise avec ses partenaires africains. Il est question de l’amélioration de la situation des migrants dans leur pays d’origine et le long des routes migratoires, l’assistance aux retours volontaires, ainsi que l’ouverture de voies de migration légales sûres vers l’Europe sans omettre la réinstallation de ceux qui ont besoin de protection internationale. Par contre rien n’a filtré sur le cas réservé aux auteurs de maltraitances quotidiennes, dans les camps existants dans des no man’s land en Libye et la fermeture de ces véritables bagnes. Quid des solutions pour les morts et les noyés, respectivement aux postes-frontière et en mer? Quels plans de développement coresponsable, pilotés dans les pays émetteurs, par une jeunesse coachée par les initiateurs?

Il faut avouer que l’OIM est sur le combat des retours volontaires depuis un certain temps. Néanmoins, cela n’a pas empêché les cas de trafic d’êtres humains en Libye… Pas plus tard que la semaine dernière, du vendredi 18 au lundi 21 août, cet organisme onusien chargé des migrations a organisé deux ateliers pour renforcer les capacités des acteurs locaux participant à la lutte contre la traite d’êtres humains.

Daouda MBaye, rédacteur en chef exécutif
 
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