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Pékin veut une relation sino-algérienne sans visa Version imprimable
28-10-2009

Automobile, micro-ordinateurs, formation… les chinois ont plusieurs projets en Algérie. Pékin veut aller plus loin et discuter avec Alger de la libre circulation des personnes entre les deux pays.

Par Fayçal Métaoui, Alger

 

La Chine, qui a célébré en 2008 les cinquante ans de relations diplomatiques continues avec l’Algérie, souhaite convaincre Alger de supprimer les visas pour les ressortissants des deux pays. Cela concerne en premier lieu les opérateurs économiques, surtout ceux qui se déplacent chaque année à la célèbre foire commerciale de Canton (Guangzhou), troisième ville de Chine, située au sud du pays.

« Nous voulons aider l’Algérie à bâtir une réelle industrie automobile et satisfaire les besoins croissants du marché », nous a indiqué un diplomate chinois en poste à Alger.

La foire d’import-export de Chine et la China International Auto Parts attirent, chaque année, beaucoup de visiteurs algériens. « Les vols d’Air Algérie vers Pékin sont souvent remplis. Nous voulons accompagner ce mouvement et permettre aux ressortissants des deux pays de mieux circuler », nous a précisé une source diplomatique.

 

Alger-Pekin sans passer par l’Europe…

En février 2009, Air Algérie a ouvert une ligne directe vers Pékin, avec deux rotations par semaine. Abdelwahid Bouabdallah, PDG de la compagnie aérienne, avait expliqué que les hommes d’affaires algériens avaient demandé l’ouverture de cette escale pour éviter les passages fatigants par les aéroports européens. Le lancement d’une autre ligne directe, vers Shanghai, est encore à l’étude. « Nous attendons les autorisations des autorités de l’aviation civile chinoise », a précisé un responsable du pavillon national. Ces trois dernières années, le nombre des Algériens qui se déplacent en Chine a été multiplié par deux, pour atteindre les 10 000 personnes. Air China est en phase d’examiner la possibilité d’ouvrir, elle aussi, une ligne directe vers Alger.

Le gouvernement chinois a laissé toute la liberté à la compagnie pour analyser la faisabilité commerciale d’une liaison aérienne sans escale avec Alger. Air China ne dessert aucune destination en Afrique. Au Moyen-Orient, elle assure deux liaisons avec les Emirats arabes unis et Israël.

 

35 000 Chinois en Algérie

Pékin suit également de près les efforts de la Thaïlande, de la Malaisie et de l’Indonésie pour attirer d’éventuels touristes algériens intéressés par la découverte de l’Asie. Aussi, des actions seront-elles menées pour vendre la destination chinoise aux Algériens. L’existence de la ligne directe d’Air Algérie, avec des billets aller-retour à 600 euros, devrait faciliter les opérations de charme. Des agences algériennes commencent déjà à proposer dans leurs prospectus la Grande Muraille, la Cité interdite et Shanghai.

Jusque-là, Qatar Airways et Egypt Air ont le plus profité du mouvement des ouvriers chinois, à travers les passages par les aéroports du Caire et de Doha pour rallier leur pays. D’après des statistiques officielles, 35 000 Chinois vivent en Algérie. Un nombre qui va augmenter avec la signature de contrats, en discussions actuellement. A titre d’exemple, les Chinois souhaitent installer une usine de montage de véhicules à Oran, à l’ouest de l’Algérie. Les difficultés d’accès au foncier retardent le lancement du projet. « Nous sommes attachés à ce projet. Nous voulons aider l’Algérie à bâtir une réelle industrie automobile et satisfaire les besoins croissants du marché », nous a indiqué un diplomate chinois en poste à Alger.

 

Une usine de montage de véhicules à Oran

Au dernier Salon international de l’automobile d’Alger (début octobre), les marques chinoises étaient particulièrement présentes et s’étaient distinguées par des baisses considérables des prix (des remises qui ont atteint parfois les 4000 euros !). Si le projet d’Oran aboutit, la voiture chinoise sera cédée à des prix concurrentiels. L’Algérie, qui a pris des mesures légales pour freiner l’importation des véhicules, envisage de lancer l’industrie automobile locale avec l’appui de partenaires étrangers.

Autres domaines qui suscitent l’intérêt des Chinois : l’informatique et les télécoms. L’entreprise publique La Grande Muraille vient de signer un contrat avec une entreprise privée algérienne pour le montage de micro-ordinateurs en Algérie. L’usine sera bientôt opérationnelle. L’équipementier Huawei, qui est installé en Algérie depuis dix ans, envisage d’ouvrir à Alger deux centres, l’un destiné à la formation, l’autre à la recherche. La formation figure désormais en tête des exigences algériennes pour la conclusion des marchés. Le chiffre d’affaires de Huawei en Algérie dépasse les 100 millions de dollars par an. Les travaux publics et les grands projets structurants, comme le transfert hydraulique au Sud, sont les secteurs qui attirent le plus les entreprises chinoises.

 

Des échanges de près de 5 milliards $ en 2009

Le groupe CITIC-CRCC, qui construit une partie de l’autoroute Est-Ouest, est souvent cité en exemple. « Le modèle du groupe CITIC-CRCC servira à la promotion des entreprises chinoises de qualité à aller sur le marché international et, surtout, à l’élargissement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Chine et Algérie », a déclaré dernièrement Liu Yuhe, ambassadeur de Chine en Algérie, à des médias de son pays. Il a qualifié la coopération entre les deux pays de « pragmatique ». Dans un message adressé à son homologue Hu Jintao, à l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le président Abdelaziz Bouteflika a plaidé pour « le renforcement du partenariat stratégique » entre les deux pays. Partenariat perçu comme un modèle de coopération Sud-Sud. Le volume des échanges entre la Chine et l’Algérie a dépassé les 4 milliards de dollars. Et, il va s’approcher de la barre des 5 milliards de dollars, à la fin 2009. La Chine figure déjà dans le top dix des fournisseurs et des clients de l’Algérie.

 
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