Pont Rosso Sénégal/Mauritanie : La BAD décaisse 41 millions d’euros Version imprimable
27-03-2017
Environ 41 millions d’euros, c’est le montant du prêt octroyé par la Banque africaine de développement (BAD) à la Mauritanie et au Sénégal pour la construction du pont de Rosso sur le fleuve Sénégal et devant relier les deux pays.
L’ouvrage va servir à relier les 1 461 mètres de distance qui séparent la rive mauritanienne de la rive sénégalaise sur le fleuve Sénégal. Le financement de la BAD représente 46,5% du coût total du projet évalué à près de 87,6 millions d’euros. Jusqu’ici, le trafic était assuré par des embarcations rudimentaires réduisant fortement les capacités de circulation des personnes et des marchandises. Côté sénégalais, la mise en œuvre de ce pont entre dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE).

Selon le communiqué de la BAD, le projet se veut un levier de développement des activités de l’axe Tanger-Lagos et Alger-Dakar, et plus globalement entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne. En outre, les études ont fait état d’une forte croissance du trafic de véhicules sur cet axe qui devrait tripler d’ici à 2025. La construction de cet ouvrage censé accompagner la forte croissance d’activités commerciales dans la région sera complétée par l’aménagement de plus de 60 kilomètres de pistes rurales, favorisant la desserte des zones agricoles. La construction et l’équipement de postes de contrôle juxtaposés sont aussi prévus afin d’effectuer les formalités douanières des deux pays dans un seul et même lieu.

Les deux rives du fleuve Sénégal sont les greniers agricoles des deux États, notamment en termes de production de riz, une denrée de base au cœur de la stratégie pour l’autosuffisance alimentaire. Au menu également, des projets annexes dont la réhabilitation de 7 écoles et de 3 postes de santé, la mise en place d’un réseau d’alimentation en eau potable dans les 2 villes jumelles de Rosso. Aussi, la mise en place de réseaux d’assainissement côté mauritanien et la construction et l’équipement d’un complexe social pour les jeunes en réinsertion, les femmes et les handicapés sont les autres actions envisagées. Le projet est financé par les deux pays avec l’appui de la BAD, de la BEI et de l’UE.

Maimouna DIA
 
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