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Progression des principaux indicateurs d’Attijariwafa Bank Version imprimable
28-02-2011
En 2010, le challenge d’Attijariwafa bank, c’était de se rapprocher de son exercice 2009 marqué par des plus values exceptionnelles issues de la vente de 15% de Wafasalaf.  Qu’en est-il ?


En 2010, le challenge d’Attijariwafa bank, c’était de se rapprocher de son exercice 2009 marqué par des plus values exceptionnelles issues de la vente de 15% de Wafasalaf et 20% du Crédit du Maroc.  «L’objectif a été atteint », annonce le PDG Mohamed Kettani, lundi 28 février lors de la présentation des résultats du groupe . La plus value exceptionnelle de plus d’1 milliard de dirhams a été couverte. Preuve, poursuit le PDG que  «notre choix stratégique est pertinent. Nous avons fixé ce qui était exceptionnelle comme activité récurrente ». 
Le résultat net consolidé s’établit à  4,7 milliards de dirhams. Les principaux contributeurs sont la Banque au Maroc 65%) , Wafa Assurance et les fonds communs gérés par Wafa Assurance (13%) , Wafasalaf qui malgré la cession de 15% continue à contribuer à 4%, Attijari Tunisie (4%), puis, derrière,  Wafabail, CBAO et Crédit du Congo à 2% chacun. Le groupe tire sa force de ses filiales spécialisées comme Wafa Immobilier qui lui permet aujourd’hui de financer 36 maisons sur 100.

Augmentation du coût du risque

Le coefficient d’exploitation est passé de 40 à 43, 8% du fait des filiales du Crédit Agricole. «En un an, nous avons capturé des synergies à ce niveau », rassure Ismail Douiri, Directeur général d’Attijariwafa Bank. De même, le  coût du risque se dégrade impacté par la constitution de provisions supplémentaires en regard des situations en   Tunisie et en Côte d’Ivoire. «Tous les engagements de la Tunisie sont placés sous surveillance », précise Ismail Douiri. «En Côte d’Ivoire, notre fermeture est provisoire. Nous avons provisionné 190 millions de dirhams pour la Tunisie et 135 millions pour la Côte d’Ivoire. D’où un coût de risque de 1,2 milliards de dirhams. La SIB contribue à 13% dans ce coût du risque ».
Au niveau du ROE, la banque est passée de  22,4% à 20%. Retraité des plus values exceptionnelles de l’année dernière, le ratio est plutôt stable, autour de  20%. Elements positifs, la montée en puissance de la banque de détail à l’international, passée de 15 à 22% du PNB..  La banque a acquis 330 000 nouveaux clients et placé 290 000 nouvelles cartes monétiques grâce à sa stratégie d’extension de réseaux.
S’agissant  de la filiale Tunisienne  qui a fait l’objet de nombreux articles de presse, le groupe  a tenu à apporter une précision de taile : «la seule banque qui n’a pas été touché  par un classement tde créances en souffrances du premier cercle de Ben Ali c’est Attijaribank Tunisie ».
A noter que sur  le premier cercle du clan Ben Ali, il y avait  15 milliards de dinars d’engagements pris par le secteur bancaire tunisien. Il y a eu 3 milliards de provisionnements.  L’année 2010 a été marquée aussi par l’entrée d’Attijariwafa Bank en Mauritanie via un tandem avec la Banque populaire. Auréolé de la distinction de «banque de l’année » décerné par The Banker, revue spécialisée de Financial Times, Attijariwafa bank aborde l’année 2011 conforté de la pertinence de sa stratégie de banque universelle  basée sur la diversification.

En résumé

Principaux chiffres de l’exercice 2010
Total bilan consolidé : 306, 7 milliards de dirhams (5,6%)
Fonds propres consolidés : 28 milliards de dirhams (+13,1%)
Produit net bancaire : 14, 7 milliards en progression de 11%
Total Crédit :217 milliards de dirhams en croissance de 5%
Total dépôts : 224, 5, en croissance de 2%
Résultat net consolidé : 4,7 milliards de dirhams (3,3%)
Résultat net part du groupe : 4,1 milliards de dirhams (4,1%)
Total réseau : 2088 agences (+261 agences)
Nombre de clients : 4,6 millions
Effectif total : 13 314 collaborateurs

 
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