Quand la colère supplante la raison Version imprimable
02-06-2018
Extraits de l'éditorial à paraître dans le magazine Les Afriques numéro 381, signé Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication
ABDERRAZZAK SITAÏL, DIRECTEUR DE PUBLICATION
Abderrazzak Sitaïl, Directeur de publication, Groupe Les Afriques


Plus de deux mois après le lancement à travers les réseaux sociaux de la campagne de boycott contre trois marques, en l’occurrence, le lait de Centrale Danone, l’eau minérale Sidi Ali et le carburant des stations Afriquia, le Maroc est entré dans une crise sociale qui s’enlise au jour le jour. A l’origine, il était question d’une manière générale pour les initiateurs, de dénoncer l’inflation sur le marché, alors qu’on était à quelques jours du début du Ramadan. La corde sensible empêche toute une tranche de la population de prendre le recul nécessaire pour apprécier avec sérénité, la situation qui prévaut. Faute de trouver une solution à cette crise, voilà que des voix s’élèvent, pour appeler au boycott du festival de Mawazine, l’un des plus importants rendez-vous culturels du pays. Des fake news embrigadent de plus en plus les citoyens et entrainent des comportements subjectifs, là où aurait dû triompher le bon sens. La manipulation faite autour de cette campagne appelle plus de vigilance.

Au cours des quinze dernières années, le Maroc est devenu un pays moderne avec une économie dynamique à travers le continent, une prospérité à l’origine de l’échec du printemps arabe. Bien qu’il y ait des moments de tension sociale cette réussite économique pourrait .provoquer la jalousie de certains pays, raison pour laquelle la situation actuelle nécessite l’instauration d’un dialogue apaisé, surtout pour cette majorité silencieuse devenue otage de cette grève. Jusqu’à quand le gouvernement montrera son incapacité à répondre aux préoccupations de ses populations ? Depuis le lancement de cette grève, le gouvernement a fait montre du dilettantisme, alors qu’on se serait attendu à une réaction prompte. Et pourtant c’est au gouvernement qu’il revient de fixer le cap et de montrer la voie.

Il est temps de trouver une réponse idoine à la crise actuelle, car en dépit des difficultés, il ne faut pas non plus perdre de vue que le Maroc fait partie de ces pays ayant une forte croissance économique, signe du dynamisme de son économie...


La suite à lire dans le numéro 381 du magasine Les Afriques.

Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication
 
< Précédent   Suivant >
Toute l'actualité

Les principaux protagonistes de la crise libyenne se sont retrouvés le 29 mai 2018 à Paris autour...
[La suite...]

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres, a annoncé le...
[La suite...]

Les 54e assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) se tiendront en 2019 à...
[La suite...]

La 13è session du Conseil économique et social du Forum des Nations Unies sur les Forêts, a...
[La suite...]

Lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles, Ana Gomes a fait valoir que la...
[La suite...]

Une loi sur le statut d'anciens présidents au coeur d'une session parlementaire en RDC.
[La suite...]

Autres articles
 
×
×
Votre Nom :
Votre Email :





×