Rascom-1 : Le 1er satellite de télécommunication panafricain sur orbite Version imprimable
02-12-2007

L’Afrique réduit la fracture numérique avec le lancement, le 18 décembre prochain du premier satellite panafricain de télécommunication.

Par Souleymane Niang, Dakar

rascom-1En assurant la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la diffusion audiovisuelle et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance, Rascom-1 va littéralement révolutionner les télécommunications en Afrique. Les zones rurales oubliées des investissements dans les télécommunications en raison des coûts du filaire et de la fibre optique, vont tirer le plus grand profit du satellite. Les villages vont pouvoir se connecter au téléphone, accéder aux autoroutes de l’information et réduire considérablement la fracture numérique qui les séparait des villes.

L’accès à la radio et à la télévision sera également élargi. D’un autre côté, Rascom-1 va renforcer l’inter connectivité des pays du continent, en particulier entre les 45 pays membres de l’Organisation commerciale intergouvernementale de communication par satellite (RASCOM). L’Afrique va surtout améliorer considérablement sa connectivité avec les autres continents. La valeur ajoutée du consommateur attendue, pendant les 15 ans de vie du satellite, est de plus de 1,2 milliard de dollars. Par les économies d’échelle, le satellite contribuera nettement à la réduction des coûts des services de télécommunication.

Public privé Au-delà du défi technologique et du gain économique, le système de télécommunication satellitaire Rascom-1 marque concrètement la volonté et la capacité des pays africains à mener à bien l’intégration régionale et des partenariats publics privés. Outre les gouvernements des pays membres, les opérations privés et publics de télécommunication, sont parties prenantes dans le projet. C’est pourquoi, du reste, les institutions financières régionales ont fortement appuyé le projet. La Banque africaine de développement (BAD) a notamment accordé un prêt privilégié d’un montant de 50 millions de dollars américains. Pour sa part, la Banque ouest africaine de développement (BOAD) a apporté quelque 27 millions de dollars. Ce qui lui donne une place d’actionnaire non signataire.

Le satellite Rascom-1 a été construit par la société française Thalès Alenia Space qui a signé un contrat de service et de solution avec Arianespace pour le lancement à partir du port spatial de l’Europe à Kourou, en Guyane. La mise en œuvre et l’exploitation du système sont assurées par RascomStar – QAF, une société privée enregistrée à Port Louis, à Maurice, en vertu d’un contrat de partenariat stratégique avec RASCOM.

 
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