RDC, «danses» autour d’un corps Version imprimable
09-03-2017

L’opposant congolais, Étienne Tshisekedi, est mort depuis le 1er février 2017, à Bruxelles, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 85 ans. Le natif de Kanango, ex-Luluabourg, sous le Congo belge, n’est pourtant toujours pas inhumé dans son pays.
Toute une controverse autour de son lieu d’enterrement retarde le rapatriement de la dépouille, prévu le 11 mars 2017. Les militants de son parti, l’UDPS (Union nationale pour la démocratie et le progrès social), ainsi que sa famille ne sont pas d’accord sur le caveau à Gombe. Le corps reste toujours bloqué à Bruxelles dans une morgue.

Rappelons que celui qui est aujourd’hui dénommé «opposant historique» dans son pays a été Premier ministre de l’ex-dictateur Mobutu du Zaïre, une première fois en 1991, pendant quelques mois, puis en 1992. Bien avant, de 1960 à 1961, il fut recteur de l’ENDA (École nationale de droit et d’administration) avant d’entrer dans le gouvernement congolais, pour devenir, en 1965, ministre de l’Intérieur et des affaires coutumières. En 1980, il est président de l’Assemblée nationale… il fondera son parti, UDPS, deux ans plus tard. Tshisekedi, qui a exprimé son contentement, dans un de ses écrits restés dans l’histoire congolaise, suite à l’arrestation des principaux lieutenants du «crapaud» (Patrice Lumumba), sera démis de ses fonctions de Premier ministre le 5 février 1993. Ce sera le début de son fameux «Non», contre Mobutu… Ce dernier sera chassé du pouvoir par les armes, le 16 mai 1997, par un certain Laurent Désiré Kabila. Un an plus tard, en 1998, Tshisekedi est déchu de ses droits politiques pour son rôle dans la mort de la figure historique du Congo Lumumba… Son opposition au nouveau régime ira s’amplifiant…

Les atermoiements autour du rapatriement de son corps tournent autour de l’acceptation de l’autorité urbaine du lieu de son enterrement, selon Mgr Gérard Mulumba. De son avis, la revendication des parents et militants de l’UDPS peut être satisfaite par le gouverneur de Kinshasa. Il se trouve que l’autorité refuse de donner un autre site, évoquant la loi congolaise qui recommande que les personnes décédées soient enterrées dans des cimetières.


Editorial a lire en intégralité dans le n°370 du magazine Les Afriques.

Abderrazzak Sitaïl, directeur de la publication

 
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