| S&P confirme les notes "BB-/stable/B" du Gabon |
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| 10-03-2010 | |
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L’avenir suspendu au déroulement du programme d’investissement d’Ali Bongo L’agence Standard & Poor’s a confirmé, ce 9 mars 2010, les notes «BB- « à long terme et à court terme «B » du Gabon. La perspective attachée à la note à long terme reste «stable ». La dépendance de l’économie gabonaise aux hydrocarbures fait partie des facteurs contraignants. Au cours des quatre dernières années, le pétrole a totalisé en moyenne annuelle la moitié des revenus d’exportations du pays. Parmi les facteurs renforçant la note, la capacité de résistance de l’économie gabonaise face aux chocs extérieurs, la transition démocratique réussie qui a vu l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir et la relative prospérité de ce pays avec un PIB estimé à 9000 dollars par habitant, une prévision de croissance de 5%, une dette faible estimée à 20% du PIB avec des intérêts en deçà de 1,5% du PIB.
Grâce à sa position budgétaire solide, le Gabon a pu résister à la baisse du cours de pétrole et de la demande sur ses produits à l’exportation. Cette position budgétaire solide est restée en surplus, estimée à 2% du PIB (Produit Intérieur Brut) contre une moyenne d’environ 10% du PIB au cours des trois années précédentes. Toutefois dénote l’agence de notation, l’accélération du programme d’investissements à environ 14% du PIB, soit trois fois de plus que celui de l’année dernière, risque de créer un déficit budgétaire de 2% du PIB en 2010. L’agence estime cependant que le gouvernement ne sera pas en mesure d’exécuter plus de la moitié de ce programme de gestion, notamment en raison des contraintes de gestion. Si tel était le cas, le Gabon restera sur un surplus budgétaire de 3% en 2010. Dans tous les cas, l’évolution de la note souveraine du pays dépendra pour beaucoup dans la maîtrise du programme d’investissement : « Nous pourrions, indique S&P, abaisser les notes du Gabon en cas de détérioration des finances publiques, notamment si nous constatons que le programme d’investissement n’est pas exécuté dans le strict respect des procédures de contrôle et de transparence ou si le gouvernement modifiait les paramètres du fond d’amortissement créé dans le cadre de l’émission de l’emprunt obligataire d’un milliard de dollars en 2007 sur les marchés de capitaux internationaux ». A.W. Voir Aussi :
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