Sénégal : Sursouscription de l’eurobond de 1,1 milliard de $ Version imprimable
18-05-2017
L’émission d’un emprunt obligataire international de 650 milliards de f CFA du gouvernement sénégalais a été un franc succès pour avoir été sursouscrite près de 7 fois. Devant servir à financer des infrastructures inhérentes au Plan Sénégal Emergent, l’eurobond, au taux final de 6,25% sur une maturité de 15 ans, a attiré des investisseurs internationaux.
Le Sénégal a encore la cote sur les marchés de la dette souveraine. Après deux précédentes sorties fructueuses, l’eurobond, émis le 16 mai dernier, a séduit les investisseurs. Il est rapidement monté à 4 milliards de $, à l’ouverture des mises pour atteindre finalement 7,7 milliards de $, sachant que l’État sénégalais l’a clôturé à 1,1 milliard de $.

A l’issue de cette émission au taux de 6,25% pour une maturité de 15 ans, l’argentier du Sénégal, Amadou Ba, n’a pas dissimulé sa satisfaction. Il a salué une bonne performance, dans un contexte incertain pour les émissions souveraines du continent africain. La bonne signature du Sénégal, ainsi que l’attitude de conservation des titres obligataires par les investisseurs y sont pour quelque chose. En effet, les 650 milliards de f CFA serviraient à financer des infrastructures du PSE, booster la croissance à 7% et confirmeraient ainsi l’amélioration de la note du crédit souverain du pays. Selon l’agence Moody’s, la note de la dette publique passait de B1 positif à Ba3, avec une perspective stable.

Il reste qu’à la veille de la célébration du premier anniversaire de la Journée nationale du dialogue social, le 28 mai 2017, la classe politique du pays est plus que scindée. Le statut de chef de l’opposition, pilier essentiel de la révision référendaire du 20 mars 2016, est toujours resté lettre morte, tandis que les élections législatives du 31 juillet se préparent dans un contexte de remous. Mais le microcosme économico-sociopolitique reste marqué par une justice soupçonnée d’être instrumentalisée, avec deux poids deux mesures, et accusée d’acharnement sur des membres de l’opposition, ainsi que d’une timide livraison des projets structurants.

Daouda MBaye, rédacteur en chef
 
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