Shell, Vitol et Helios : un mariage à trois Version imprimable
15-12-2011

La multinationale pétrolière Shell  réorganise ses activités en Afrique avec l’entrée en jeu de deux nouveaux partenaires, Vitol et Helios.
Après le Maroc et la Tunisie passées respectivement sous le pavillon de Vivo Energy, Shell Sénégal devient Vivo Energy Sénégal.

Suite aux  tentatives infructueuses de Oilybia, qui affichait des intentions sérieuses de racheter les filiales de la multinationale Shell, dont Les Afriques avait fait écho dans une édition électronique courant mars 2011,  les transactions menées en coulisses ont tourné au finish à la faveur de Vitol et Hélios qui sont sur le point d’acquérir la majorité des parts du groupe pétrolier Shell pour la branche d’activité africaine en aval.(voir l’interview dans Les Afriques numéro 183 en kiosque  à partir de ce jeudi).
La multinationale, qui avait décidé de ne pas rendre publiques les négociations engagées avec plusieurs groupes pétroliers,  a changé de stratégie.  Ce flou entretenu par bon nombre de filiales au Sud du Sahara  avait été l’origine à Dakar d’une série de grèves déclenchées par les organisations syndicales d’hydrocarbures.      
Selon un communiqué de la multinationale, parvenu à Les Afriques « Vivo Energy, entreprise créée par Vitol, Helios Investment Partners et Shell pour assurer la distribution et le marketing de carburants et des lubrifiants de marque Shell à travers l’Afrique, entrera en activité ce 15 décembre au Sénégal. »

Le Sénégal dont la filiale fait partie des plus rentables du réseau Shell est le premier pays au Sud du Sahara a changé de nom et devient Vivo Energy Sénégal. Le Mali, le Cap-Vert, Maurice et Madagascar  qui sont sur la short-list s’apprêtent à prendre les nouvelles couleurs de Vivo Energy.

Le communiqué précise qu’ « au terme de la vague finale de la transaction en 2012, Vivo Energy et Shell and Vivo Lubricants assureront le marketing de carburants et de lubrifiants de marque Shell dans 14 pays du continent avec un effectif d’environ 2500 personnes ».  

Pour l’instant, le coût des transactions(qui dépasseront le milliard de dollars pour l’ensemble des filiales)  reste la grande inconnue. La multinationale n’a toujours pas  avancé de montant mis en jeu pour l’acquisition des parts du groupe en aval en Afrique.

 

Par Ismael Aidara

 
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