Tunisie : Dégradation de la note souveraine Version imprimable
27-06-2018
L’agence de notation Fitch Ratings qui estime les perspectives économiques difficiles de la Tunisie a procédé la dégradation de sa note souveraine.
Bourses et Fonds Plus de sept ans après le déclenchement du printemps arabe dont la Tunisie fut le point de départ, cette contestation sociale qui dénonçait prioritairement le mal être de la majorité des populations, n’a pas encore atteint ses objectifs. Si la rue a fait tomber le régime corrompu de Ben Ali, la prospérité tant espérée n’est pas encore au rendez-vous.

Dans un communiqué publié le 27 mai 2018, l’agence de notation financière Fitch Ratings a annoncé avoir dégradé la perspective de la note souveraine de la Tunisie de stable à négative, en raison notamment, « des pressions sur les finances extérieures et la faible dynamique de réformes économiques enregistrées dans le pays ».

Toutefois, l’agence a maintenu la note attribuée aux émissions à long terme en devises étrangères de la Tunisie à «B+» précisant que la note de la Tunisie reflète une dette publique et extérieure élevée et croissante, de larges déficits jumeaux, une croissance économique modérée et une dynamique de réforme peu vigoureuse, dans un contexte de tensions sociales et politiques. Pour Fitch Ratings, «la lenteur des réformes fiscales largement impopulaires et les hausses persistantes des salaires sont de nature à maintenir le décalage déjà important entre épargne et investissement. Le rebond des cours du pétrole et le resserrement des conditions de financement en dollars américains sur les marchés internationaux, augmentent les risques de dégradation des finances publiques et extérieures de la Tunisie.» a expliqué l’agence.

Vers un léger mieux à moyen terme En d’autres termes, la situation actuelle est la conséquence de la gouvernance en vigueur ces derniers temps, raison pour laquelle, « la révision de la perspective à négative reflète les pressions accrues sur les finances extérieures et la grande incertitude entourant la capacité du gouvernement à faire avancer les politiques requises pour réduire les déséquilibres macroéconomiques».

De manière générale, les réformes en cours aussi bien sur la réduction des effectifs dans la fonction publique que par une politique d’embauche ciblant des secteurs porteurs ne pourraient produire des résultats escomptés qu’à moyen terme. Ainsi, cette agence de notation prévoit-elle que le déficit courant passera de 6% du PIB (Produit intérieur brut) en 2017 à 5,6% en 2018, contre une prévision budgétaire de 4,5% alors que la dette publique devrait, progresser pour attendre 75% du PIB en 2019. Par ailleurs, Fitch Ratings voit une croissance du PIB à 2,7% en moyenne par an en 2018 et en 2019 contre une moyenne 1,5% durant la période 2016-2017.

Marouane Hassan, Casablanca
 
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