Union Africaine : Dépasser le cadre d’un « machin » Version imprimable
10-07-2018
L’Afrique est-elle consciente de sa puissance ? L’Afrique mesure-t-elle la place qu’elle occupe ou qu’elle devrait occuper pour l’équilibre du monde ? L’Afrique sait-il qu’elle peut devenir le grenier de la planète ? L’Afrique sait-il que sa place devrait être plus prépondérante dans le concert des Nations ? Certainement pas. Sinon, ce continent africain dont on magnifie tant des potentialités ne continuerait pas d’être à la remorque de l’histoire.
S’il est vrai que l’Afrique n’est pas la seule partie au monde qui connaît les conflits, les guerres, la famine, ou le terrorisme, il est aussi vrai que c’est cette Afrique dans son extrême majorité qui n’arrive pas à satisfaire les besoins primaires : se nourrir, se soigner, se vêtir, s’éduquer. La faute, sans doute à l’impérialisme occidental qui a phagocyté les mémoires et perpétué sa domination à travers des suppôts laissés au pouvoir.

Aussi vrai que cela soit, soixante ans après les indépendances, faut-il toujours jeter l’anathème sur l’Occident pour expliquer les malheurs de l’Afrique ? La mal gouvernance bien enracinée en Afrique est-elle toujours une affaire des autres ? C’est là, toute la problématique à laquelle les Africains doivent apporter des réponses idoines.

C’est évident, les tenants de la thèse du « complot occidental » diront que c’est l’Occident qui fixe les prix des matières premières, du baril de pétrole, détermine les quotas consommables et des conditions de paiement. Donc l’Afrique est condamée à subir...

C’est ici effectivement que l’Afrique est attendue pour manifester sa solidarité et sa souveraineté pour dire non à l’oppression. Une position que l’Afrique est loin de tenir avec fermeté, parce que les autres ont compris que l’ennemi de l’Africain, c’est l’Africain. Conséquence, l’Afrique est incapable d’adopter une position commune face aux enjeux internationaux. Même quand une position unique est prise par l’Union africaine (UA), il faut toujours compter sur les Africains pour saper l’union sacrée. On l’a encore récemment vu lors de l’attribution de la Coupe du monde 2026, où onze pays sur les cinquante-cinq que compte le continent ont préféré apporter leur soutien à la candidature américaine constituée par le trio Etats-Unis, Canada et Mexique au détriment de la candidature africaine incarnée par le Maroc.

Evidemment, des esprits retors nous rétorquerons que l’Afrique n’est pas une entité homogène, mais cinquante-cinq Nations souveraines qui disposent d’elles mêmes selon leurs convenances. Soit. Mais savoir former un bloc homogène est capables d’amener les autres à vous respecter. Du 30 juin au 1er juillet 2018, les chefs d’Etat et de gouvernement se retrouveront à Nouakchott, la capitale mauritanienne dans le cadre de leur 31è Sommet. Des décisions seront prises, leur application étant une autre paire de manche. Moralité tant que l’Afrique ne saura pas faire foule, elle continuera à subir le diktat des autres.

Achille Mbog Pibasso, rédacteur en chef
 
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