Union africaine, Les Chefs d’Etats plaident pour l’autonomie financière Version imprimable
07-08-2018
Nouakchott, la capitale de la Mauritanie a abrité le 1er et 2 juillet 2018, le 31è sommet de l’Union Africaine. Un sommet qui se veut historique au regard des axes des travaux.
Certes assombris par les attaques des jihadistes de vendredi 29 juin 2018 contre la base de l’opération «Barkhane» dans le quartier d’Aljabandia de la ville malienne de Gao, faisant quatre morts et vingt-quatre blessés parmi les civils, de quatre blessés sérieux au sein des troupes françaises de l’opération «Barkhane», le président Mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, dont le pays a accueilli ce 31è sommet de l’Union Africaine (UA) à a déclaré que : «C’est un sommet historique» qui s’est tenue pour la première fois dans ce pays fondateur de l’Union africaine. Cet attentat a renforcé le prétexte de la présence du président français Emmanuel Macron. Il en a profité pour s’entretenir lundi en marge du sommet avec les dirigeants de la force conjointe du G5 Sahel.
Leur renouvelant l’ambition de la France : «Notre souhait est d’éradiquer dans toute la région le terrorisme» par «la coordination sécuritaire» entre la force conjointe des pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie), l’opération française Barkhane et la mission de l’ONU au Mali, la Minusma.
Toutefois, Emmanuel Macron a noté la lente montée en puissance de la force régionale du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie) composée de 5 000 hommes et lancée en 2017 avec le soutien de la France pour lutter contre les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne. Et appelée à terme à prendre le relais de la force française Barkhane déployée notamment dans le nord du Mali. Un projet que la France soutient dans la perspective de la prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en oeuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par des soldats de la force conjointe.

Autonomie financière
De même, il a été posé la question du financement des opérations africaines de maintien de la paix. Ce d’autant plus que sous l’administration Trump, les Etats-Unis, premiers contributeurs individuels au budget de maintien de la paix, ont décidé de réduire leur part à 25 % du total contre 28,5 % actuellement. Rendant la marge de manoeuvre étroite. C’est pourquoi un «financement autonome et prévisible» des opérations africaines de paix, est également prôné par l’Organisation des Nations unies (ONU) afin de réduire l’écart entre les objectifs et les ressources, suggère une hausse, ou du moins un maintien des contributions des Etats membres. «Les Africains font un vrai effort politique, financier et logistique pour ce faire». Surtout qu’avec un effort financier militaire de l’UA, les contributeurs aux Nations unies en sortiront gagnants. Le président rwandais Paul Kagame, et président en exercice de l’UA depuis six mois, a présenté une réforme institutionnelle de l’UA visant notamment à garantir l’autonomie financière de l’organisation. Avec l’instauration d’une taxe de 0,2% sur les importations afin de réduire sa dépendance au financement de son budget qui provient à plus de 50% des bailleurs étrangers et ses programmes sont financés à 97% par les donateurs.

Vision commune
Les Chefs d’Etat africains ont discuté de la création d’une zone de libre-échange (ZLEC), lancée le 21 mars à Kigali et qui pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes en Afrique. 44 pays sur 55 avaient signé en mars à Kigali l’accord sur la Zlec. Cinq (05) nouveaux pays ont signé dimanche: l’Afrique du Sud, la Sierra Leone, la Namibie, le Lesotho et le Burundi. Six (06) pays seulement ont à ce jour ratifié l’accord, qui entrera en vigueur quand 22 pays l’auront fait. «C’est un progrès significatif. Il faut relever des progrès notables vers l’Afrique que nous appelons de nos voeux», a déclaré Paul Kagamé, à l’issue du sommet. Par ailleurs, il a voulu s’assurer du soutien de ses pairs à la candidature de sa ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en octobre prochain.

Les dirigeants de l’UA ont officiellement décidé de soutenir la candidature du Rwanda : «Nous avons adopté la candidature (....) de Louise Mushikiwabo (chef de la diplomatie rwandaise) au poste de Secrétaire général» de la Francophonie», a déclaré le président namibien, Hage Geingob. Surtout que après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, est candidate à sa propre succession. La question de l’exode de centaines de milliers d’Africains, essentiellement vers l’Europe, a aussi été abordée. Les dirigeants africains a-t-on appris veulent également mieux «coordonner» avec l’Europe au sujet des migrants, a déclaré Moussa Faki Mahamat le président de la commission de l’UA, faisant allusion à la mise en place d’un Observatoire sur la migration basé à Rabat, décidée par le sommet.

Mathieu Nathanaël Njog, Nouakchott
 
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