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Vendredi de tous les dangers en Egypte  Version imprimable
11-02-2011

Hosni Moubarak, a préféré jouer les prolongations. Jeudi 10 février, dans un discours hué par une foule immense rassemblée  à la place Tahrir du Caire, le Rais a refusé de démissionner. 
Le feuilleton égyptien se poursuit. Cependant, ce vendredi risque celui du basculement, tant les manifestants sont déterminés à faire partir le Raïs immédiatement. Resté sourd aux demandes des populations, qui n’ont pas tardé, à huer un discours, prétendu retransmis en direct sur les ondes de la télévision nationale égyptienne, le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré jeudi vouloir déléguer plus de pouvoirs à son vice- président, Omar Suleiman. Rien n’a été spécifié quant à la portée de cette délégation ? Par contre, il est sûr que Moubarak  ne démissionnera pas !  


Une telle décision contraste avec l’attente des  centaines de milliers de manifestants, réunis jeudi soir, dans les différentes places publiques des agglomérations du pays, pour saluer le changement qu’ils croyaient imminent. Deçus, les égyptiens n’ont pas baissé les bras pour autant.


Des  dizaines de milliers de manifestants se sont donné rendez-vous dans les différentes villes du pays pour mobiliser environ 20 millions de personnes, ce vendredi 11 février.  Unanimement, tous les témoignages plaident pour une transition immédiate. Dans cette ambiance d’insurrection, ce ne sont pas les maigres   garanties de l’armée égyptienne pour de profondes réformes et les mises en garde contre toute atteinte à la sécurité de l'Egypte, qui émousseront  l’ardeur des révolutionnaires.
 

D. M.

 
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