WinWin Afrique : Le sport comme vecteur de croissance Version imprimable
02-06-2017
Le sport représente autant un levier de croissance qu’un facteur de stabilité en Afrique. La société WinWin Afrique, de Maxime Dorseul et de Régis Charpentier, tend à développer la pratique sportive sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire avec le soutien du gouvernement ivoirien.

Les Afriques : Expliquez-nous ce qu’est le concept proposé par WinWin Afrique?


WinWin Afrique a pour mission de développer la pratique de l’activité sportive et de s’en servir comme moteur de cohésion sociale. Nous pensons que le sport est un vecteur de stabilité dans chacun des États. C’est pourquoi nous accompagnons les différentes autorités pour la construction d’infrastructures possibles.

En quoi consiste votre action?


Il n’est pas question avec WinWin dans un premier temps de financer un stade olympique. Et d’ailleurs, je ne pense pas que la BAD accepterait de financer ce type de projets. En revanche, nous travaillons actuellement sur la faisabilité d’un centre équestre/hippodrome à Bamako, au Mali. Nous avons 18 projets en cours, dont un en Côte d’Ivoire, qui visent uniquement à permettre aux populations de bénéficier d’infrastructures publiques de qualité.

Dans votre rôle d’intermédiaire, cela vous implique directement avec les gouvernements nationaux et instituts politiques régionaux?


Dans le cadre du Programme national de cohésion sociale, nous nous occupons de tout le volet lié au sport. Je me rendrai prochainement sur place. Dans chaque ville, une sensibilisation à l’activité sportive va s’opérer grâce à une caravane qui sillonnera les routes ivoiriennes. Elle stationnera à proximité des installations et complexes sportifs. Pour la sensibilisation sur les thématiques des étapes, des exhibitions et des initiations sont organisées avec le concours des clubs, associations sportives, associations pour l’insertion sociale et les établissements scolaires locaux. Cela peut prendre la forme de tournois sportifs selon les sports les plus en vogue localement, mais aussi d’ateliers-découverte de handisport.

Les lancements d’activités sont toujours compliqués pour les sociétés, comment arrivez-vous à mener vos projets?


Nous sommes accompagnés par la Banque publique d’investissement en France qui nous a alloué 75 000 euros pour notre démarrage d’activité. Nous sollicitions des fonds auprès de bailleurs de fonds internationaux également. C’est la raison pour laquelle l’aspect social de notre projet est central, car c’est sous cet aspect que nous obtiendrons les fonds. Les premières études de faisabilité vont démarrer à la rentrée de septembre.

Enfin, vous êtes aussi membre d’un groupement de start-up françaises sur l’Afrique, dénommé Up40. Que vous apporte cela?


J’aime dire que Up40 est en quelque sorte notre service commercial. Quand vous devez vous adresser à un interlocuteur à Washington, la délégation du Medef vous trouve la bonne personne et vous y gagnez un temps fou. De plus, lors des déplacements de la délégation, vous rencontrez d’autres dirigeants de sociétés avec lesquels vous pouvez vous associer pour d’éventuelles opérations commerciales.

Propos recueillis par Rudy Casbi
 
< Précédent   Suivant >
Toute l'actualité

Les patrons des filiales de ce groupe bancaire sont réunis du 16 au 20 octobre 2017 autour du top...
[La suite...]

Dans le cadre d’une tournée régionale, Horst Köhler, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU...
[La suite...]

Depuis janvier 2017, l’Afrique a enregistré une augmentation de 13,3% de ses arrivées touristiques...
[La suite...]

Concernant le désir des opérateurs nationaux d’exporter le «poulet marocain» sur le marché de l’UE...
[La suite...]

En faisant exploser, samedi dernier, un camion piégé au centre de Mogadiscio, les terroristes...
[La suite...]

Le Groupement togolais d’assurances compagnie africaine d’assurances (GTAC2A-VIE), filiale du...
[La suite...]

Autres articles
 
×
×
Votre Nom :
Votre Email :





×