Zone Cemac : Sommet des chefs d’État en Guinée équatoriale Version imprimable
13-02-2017
Les chefs d’État de la Communauté économique monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) se retrouvent à Oyala, en Guinée équatoriale, pour un sommet sur l’avenir de la sous-région.
Rarement les dirigeants de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) multiplient les rencontres comme l’indique l’agenda de ces derniers mois, signe que la situation économique est préoccupante pour les six pays de la sous-région. Après s’être rencontrés à Yaoundé, le 23 décembre 2016 au cours d’un sommet extraordinaire sur convocation du président camerounais Paul Biya, c’est au tour de son homologue de la Guinée équatoriale, Obiang Nguema Mbasogo, président en exercice, de convoquer ses pairs pour le 17 février à Oyala. Le Sommet de Yaoundé qui avait vu outre la participation des six dirigeants, mais également la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et du ministre français de l’Économie et des finances, Michel Sapin, avait débouché sur des résolutions fortes, notamment la non-dévaluation du franc CFA. Deux mois plus tard, les leaders de la sous-région vont se retrouver pour poursuivre l’implémentation des résolutions prises dans la capitale camerounaise, mais aussi traiter d’autres dossiers dans le sens d’une meilleure intégration communautaire.

Sous réserve du programme officiel, la 31ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (Ueac), qui se déroule du 7 au 15 février 2017, permet d’avoir une idée de l’ordre du jour du sommet. Au premier plan, l’adoption du budget des institutions sous-régionales, la réforme des économies par rapport au secteur pétrolier, les défis sécuritaire, mais aussi la poursuite de la mise en œuvre de réformes institutionnelles avec l’installation des cours communautaires, le renforcement de l’union douanière, le dossier sur la libre circulation des personnes, la consolidation du marché commun, l’état d’avancement des négociations de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Afrique centrale et l’Union européenne. Sans oublier l’assainissement des financements publics communautaires, avec l’état d’avancement de la mise en œuvre des directives du cadre harmonisé de gestion publique de la Cemac.

Depuis 2014, l’on note un ralentissement de la croissance. Les dernières projections faites en décembre 2016 lors du dernier Comité de politique monétaire (CPM) tablaient sur un repli à 1% contre plus de 4% en 2014. C’est dire que les pays de la Cemac doivent faire preuve d’inventivité pour faire face à une conjoncture difficile, d’autant qu’en dehors du Cameroun, qui revendique une économie diversifiée, les autres pays dépendent essentiellement des revenus du pétrole.

Achille Mbog Pibasso, Rédacteur, Zone Cemac
 
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