Zone de libre échange : Un outil de développement de l’Afrique Version imprimable
07-06-2018
La Conférence des ministres de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) de l’ONU, le 11 mai 2018 à Addis-Abeba, a permis aux participants, de dessiner les principaux contours de cet outil du développement du continent africain.
Un consensus s’est dégagé pour les participants à la rencontre de la capitale éthiopienne sur la nécessité de faire de la Zone de libreéchange continentale africaine (Zleca) un «outil puissant» apte à stimuler l’industrialisation, la diversification économique et le développement de l’Afrique.
Cette rencontre qui avait pour thème « la zone de libre échange continentale africaine et marges de manoeuvres budgétaire en faveur de l’emploi et la diversification économique’ », a donné l’occasion aux organisateurs de lancer un plaidoyer pour la nécessité pour les pays africains de faire de cet outil, un véritable instrument de développement en Afrique.

Pour la secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, pour concrétiser l’ambition de la Zleca et atteindre ses objectifs de développement, le continent devait prendre des « mesures audacieuses » sur plusieurs fronts. Dans cette optique, « nous devons exploiter la dynamique qui existe aujourd’hui, afin de mettre en oeuvre l’accord et de réaliser son potentiel de manière à ce qu’il profite à l’Africain moyen », a-t-elle affirmé. Au demeurant, l’action la plus importante et la plus urgente devrait consister à créer « l’espace fiscal » permettant de favoriser les investissements publics et privés, tout en assurant une diversification économique, en vue de créer des emplois.

Intégration africaine
Sur les pertes de recettes douanières que la Zleca pourrait causer aux budgets des Etats, l’oratrice a certes fait part de son inquiétude, mais a toutefois souligné que les répercussions de la Zleca sur les taxes appliquées aux biens importés et exportés, seront « faibles et progressives ». En effet, a-t-il insisté, « les revenus supplémentaires liés à la croissance générée par la Zleca pourraient l’emporter sur les pertes de recettes douanières ». Suffisant pour exhorter les gouvernements africains à revoir de manière plus large leurs politiques macroéconomiques, en particulier, les mesures fiscales, afin de s’assurer qu’elles permettent de tirer le meilleur profit de la Zleca.

Dans une déclaration dont APA a rapporté le contenu, le président du comité des experts, Mayacine Camara du Sénégal, s’est dit convaincu que la Zleca permettra de lutter contre la fragmentation du continent, à travers notamment la rationalisation des efforts d’intégration. La finalité étant de parvenir à la création de la communauté économique africaine prévue dans le traité d’Abuja. « Nous devons travailler à nous passer de l’aide publique au développement dans un contexte de rareté de cette aide et la Zleca ouvrira la voie à des recettes publiques plus durables nécessaires au financement des projets de développement de la région ». Cette rencontre a pour but de faire progresser l’initiative consistant à former un marché commun régional qui, selon la CEA, pourrait faire passer le commerce intra-africain de 16 % actuellement à 52 % à l’horizon 2022.

Opango, Addis-Abeba
 
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