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« C’est de l’intérêt de la Guinée et de Rio Tinto de s’entendre » Version imprimable
17-12-2008

Bangaly Maty, DGA de Rio Tinto en Guinée.

Bangaly Maty.

Bangaly Maty.

Les Afriques : Au mois d’août, un décret de la présidence de la République avait annoncé l’annulation de la concession minière de Rio Tinto. Comment avez-vous appris cela ?

Bangaly Maty : Ce décret remet en question la concession que nous avons aujourd’hui. C’est une concession de 734 km2 sur un total de 4000 km2 que couvre la chaîne de Simandou. Ce qui représente 18% de la chaîne. Donc nous étions surpris de voir un décret remettant en question notre concession alors que nous sommes en train d’investir 20 millions de dollars par mois en forage et en soutien des travaux d’exploration. Sur 1800 travailleurs, 90% sont Guinéens et nous sommes en collaboration avec 171 sous-traitants et entreprises guinéens.

 

LA : Pourtant ce décret stipulait que, depuis onze années, vous n’avez prospecté qu’un seul bloc de cette chaîne de Simandou, et qu’il y a de votre part une volonté manifeste de geler le gisement dans ce bloc.

BM : Nous avons eu quatre permis de recherche sur une zone de 1488 km2. Après expiration de nos premiers permis, nous avons du rétrocéder la moitié, qui représente 738 km2, conformément au code minier de la Guinée. Donc, il n’est pas exact que nous explorons juste un seul bloc. Nous avons des activités sur la partie sud. L’accès y est plus facile et nos infrastructures ont été axées sur cette zone. Mais nous avons des hélicoptères qui vont dans la partie nord où nous faisons aussi des prospections.

 

LA : Où en êtes-vous actuellement avec ce dossier ?

BM : Le décret est là. Nous engageons le dialogue avec les bonnes personnes, à haut niveau. Nous exploitons et explorons toutes les possibilités, y compris les questions juridiques. Mais c’est aussi l’opportunité pour Rio Tinto et pour la Guinée de s’entendre.

 

(Les Afriques N° 44, du 18 au 24 septembre 2008.

Ougna Camara)

 
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