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Les banques de l’Uemoa en retard d’une réforme Version imprimable
25-05-2011

Dans une note parue le 16 mai 2011, l’agence S&P relève un retard dans la conformité aux normes internationales.

« Les conditions d’exercice de l’activité bancaire restent difficiles dans les pays de l’Uemoa, notamment en raison de la non-application des normes financières internationales. Alors que ces dernières requièrent, par exemple, le passage à Bâle III, les banques des pays de l’Uemoa n’ont pas encore mis en œuvre les normes de Bâle II », peut-on lire dans le rapport.

Les banques de la zone disposent d’une marge de progression élevée puisque, selon le FMI, moins de 5% de la population de l’Uemoa disposent d’un compte bancaire. Pour l’agence, ce « taux est très faible, y compris en comparaison avec d’autres pays d’Afrique subsaharienne ». La campagne de sensibilisation de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) auprès des populations rurales devrait faciliter cette évolution.

Pour S&P, le taux de créances douteuses est important et le taux de couverture par les provisions reste modeste, compte tenu du niveau de capitalisation des banques et des risques inhérents aux conditions d’opérations dans ces pays.

 

Une nouvelle donne

La bancarisation viendra sûrement de la nouvelle donne bancaire régionale, avec le développement de la banque de détail, porté par les banques nigérianes et marocaines, au détriment des banques étrangères plutôt tournées vers l’entreprise. Cette transformation a débuté avec une première série de réformes bancaires, suite à la vague de faillites bancaires des années 80.

A l’avenir, S&P estime que le secteur devrait se concentrer d’avantage en particulier sur l’intensification de la concurrence entre grands acteurs du secteur, en quête d’une taille suffisante pour assurer le financement et soutenir le développement économique de la région.

Dans son rapport, S&P considère que les risques liés aux systèmes bancaires de l’Uemoa sont élevés. Le taux de créances douteuses est important et le taux de couverture par les provisions reste modeste, compte tenu du niveau de capitalisation des banques et des risques inhérents aux conditions d’opérations dans ces pays. Cependant, la Banque centrale, responsable de la réglementation bancaire, et la Commission bancaire en charge de la supervision des établissements financiers, collaborent afin d’améliorer la stabilité du système financier.

Par ailleurs, les réformes amorcées, dont le premier volet a relevé le niveau de capital minimum des banques, devraient non seulement contribuer à un mouvement de consolidation, mais aussi encourager les banques à renforcer leur gouvernance et leur système de gestion des risques.

AW

 
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