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Renouveau de la formation bancaire en Tunisie Version imprimable
07-04-2009

Banques

Les banques tunisiennes anticipent l’impact d’une modification de la pyramide des âges dans le secteur et la raréfaction des compétences issues du système éducatif. Les centres de formation interne et les programmes de coopération avec les universités se multiplient.

Par Walid Kéfi, Tunis

 

Selon les prévisions de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), 30% de l’effectif total des banques tunisiennes partira à la retraite d’ici 2020. Conjuguées à l’inadéquation entre les besoins des banques et les profils issus du système éducatif national, ces projections ont incité les établissements de crédit à donner un coup d’accélérateur à leurs investissements dans la formation des ressources humaines. Attijari Bank, filiale du groupe marocain Attijariwafa Bank, a montré la voie à ses consœurs, en mai 2008, en inaugurant le premier centre de formation interne du pays. Baptisé Académie Attijari, ce centre créé dans le cadre du plan « Intilak » (Départ), qui ambitionne de porter l’ex-Banque du Sud au rang de deuxième banque privée du pays après la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) à l’horizon de 2010, a pour mission l’intégration des nouvelles recrues et le perfectionnement de leurs compétences. Selon Kamel Habbachi, directeur de l’académie, cette structure a formé, en moins d’une année, des « centaines de jeunes talents » dans des métiers pointus, comme l’analyste du crédit, le chargé de gestion des engagements ou encore le chargé des PME.

La BIAT et l’UIB copient le modèle

Encouragée par les résultats probants d’Attijari Bank, la BIAT n’a pas hésité à copier son nouveau concurrent. L’établissement, devenu numéro un tunisien par le total bilan en 2008, a lancé le 12 mars dernier son centre de développement de compétences. Aménagé sur une superficie de 1214 m2, ce centre va dispenser une formation à 2273 employés et cadres de la banque en 2009. « Doté d’un budget annuel de 2,3 millions de dinars, le centre sera un levier important de notre stratégie de développement basée sur l’innovation et la densification du réseau commercial », a précisé Taher Sioud, président du conseil d’administration de la BIAT, lors de la cérémonie d’inauguration du centre tenue en présence de Taoufik Baccar et Slim Tlatli, respectivement gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et ministre de l’Emploi.

Encouragée par les résultats probants d’Attijari Bank, la BIAT n’a pas hésité à copier son nouveau concurrent. L’établissement, devenu numéro un tunisien par le total bilan en 2008, a lancé le 12 mars dernier son centre de développement de compétences.

Le gouverneur de la BCT a appelé, à cette occasion, les autres banques tunisiennes à « mettre des écoles dans leurs moteurs », estimant que « les besoins du secteur sont considérables, en matière de nouveaux cadres, de requalification du personnel en activité et de recyclage dans les nouveaux métiers de la banque ». Son message n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Quelques jours plus tard, L’Union internationale de banques (UIB), filiale du groupe français Société Générale, a annoncé son intention de lancer avant fin avril son propre centre de formation, qui sera appelé « Al-Akadémia » (L’académie).

 

Programmes de coopération avec les universités

Au cours des dernières années, de nombreuses banques ont opté pour des programmes de coopération mutuellement profitables avec des universités. Ces programmes ont abouti à la mise en place de formations diplômantes, comme le master spécialisé « banque et marchés financiers », à la Faculté des sciences économiques de Tunis, ou encore le master professionnel « finances d’entreprises et des marchés » à l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC).

De son côté, le Centre professionnel de formation bancaire tunisien (CPFB), qui se contentait jusqu’ici d’assurer des formations courtes et classiques, vient de procéder à une importante réforme de ses cycles de formation. « Nous avons ajouté à notre dépliant des formations diplômantes dans des spécialités pointues comme l’ingénierie financière et la gestion des risques liés aux accords de Bâle II, en partenariat avec l’Institut technique de banque français (ITB) et l’Université de Cergy Pontoise », indique Aissa Serhane, directeur de ce centre rattaché à l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers.

Dans le sillage de ce renouveau de la formation bancaire, les banques pionnières se trouvent face à de nouveaux défis liés à la volatilité des compétences formées au prix fort. « Le plus dur pour nous n’est pas désormais de former de nouveaux talents, mais de retenir nos collaborateurs tentés par les chants des sirènes », résume un cadre d’Attijari Bank qui a vu plusieurs de ses cadres débauchés par des concurrents directs au cours des deux dernières années.

 
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