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DETTE SOUVERAINE Confirmation des notes S&P du Cameroun et du Maroc Version imprimable
12-05-2016

Après avoir confirmé les notes «BBB-/A-3» pour la dette à long et court terme du Maroc, le 9 octobre, Standard & Poor’s en a fait de même, le 23 octobre, pour les notes «B/B» pour la dette du Cameroun. Pour les 2 pays, la perspective reste «stable».

 

En raison de ses profils budgétaire et extérieur, les notes «BBB-/A-3» pour la dette à long et court terme du Maroc sont confirmées par l’agence S&P. Ces notes sont attribuées à la dette souveraine du Maroc en devises et en monnaie locale, en raison de la croissance réelle du Maroc qui progressera à 4,6% en 2015, concomitamment à une production agricole robuste. Une croissance qui, soutenue par une hausse de la production manufacturière et de services, atteindrait environ 5% d'ici à 2018, selon S&P. Entre autres bons points, grâce aux réformes des finances publiques et à l'amélioration du solde extérieur, la poursuite du resserrement des déficits extérieur et budgétaire et un probable recul, au cours des prochaines années, de la dette publique intérieure et extérieure. Néanmoins, l’agence de notation s’attend à ce que l’activité économique reste vulnérable à la volatilité au sein du secteur agricole, et aux fluctuations de la demande extérieure, notamment dans le tourisme.

 

Les bons points de la stabilité au Maroc

 

Quant à la perspective stable, elle se fonde sur la poursuite des réformes des finances publiques, tandis que les déficits budgétaire et courant se réduiront encore dans les années à venir, alors que la croissance économique s'améliorera, croit savoir S&P. Des notes du Maroc, soutenues par la stabilité politique et sociale du pays qui a démontré une résilience, lors des grands bouleversements sociaux et politiques, survenus dans le contexte régional du Printemps arabe. En outre, le pays se positionne relative-ment bien sur la base d'une comparaison internationale en termes de gouvernance et de qualité institutionnelle. La Banque mondiale le classe par exemple au 53e percentile mondial pour l'efficacité des pouvoirs publics, au 49e pour l'État de droit, au 50e pour la qualité réglementaire et au 32e pour la stabilité politique et l'absence de violence. Par ailleurs, le Maroc a réussi ces dernières années à attirer des constructeurs automobiles français, notamment Renault en 2007 et PSA Peugeot en juin 2015, ce qui lui a permis de développer son secteur automobile émergent. A notre avis, le pays continuera à attirer les investissements directs étrangers et son environnement des affaires devrait rester globalement favorable. Le Maroc se classe à la 71ème position parmi 189 pays dans l'enquête Doing Business de la Banque mondiale sur la facilité de faire des affaires. De nouveaux secteurs, tels que l'automobile, l'aéronautique et l'électronique devraient continuer à se développer de manière soutenue dans le cadre de la nouvelle politique industrielle du pays qui bénéficie d'un soutien politique fort.

 

L’aggravation des déficits budgétaires au Cameroun

 

Même son de cloche pour le Cameroun. En effet, Standard & Poor’s Ratings Services a confirmé ses notes «B/B» attribuées à la dette à long et à court terme de ce pays. L’agence se base sur une croissance économique qui restera stable, se situant autour de 5% minimum sur la période 2015- 2018, malgré les perturbations politiques et économiques récentes, à savoir les menaces terroristes à l'extrême nord du pays, et la forte baisse des cours pétroliers. Cependant, S&P nuance cet élan par la fragilité des institutions camerounaises, le risque lié à la succession à la présidence, la faiblesse du revenu par habitant et l'aggravation des déficits budgétaires. En outre, la dette publique nette du Cameroun reste faible, mais risque d'augmenter rapidement sous l'effet du creusement des déficits budgétaires. Fort heureusement, l'adhésion du Cameroun à la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) contribue à limiter la volatilité du cours de change.

 

Quant à la perspective stable, S&P s’en tient à ses prévisions selon lesquelles, au cours des 12 prochains mois, la croissance économique restera stable, tandis que la fragilité des institutions et la hausse des déficits budgétaire et extérieur ne s'écarteront pas sensiblement de ses anticipations actuelles.

 

Daouda MBaye, Casablanca

 
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