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Polémique à la Bourse d’Abidjan Version imprimable
19-07-2012
Rien ne va plus entre Jean Jacques Gillet, directeur général de la Bourse d’Abidjan et les intermédiaires agréés. Le Conseil d’administration du 30 juin devait couper au moins une tête. Mais l’événement a été reporté à une date ultérieure. Encore la main invisible du marché ?
 
Le 30 juin dernier devrait voir la tenue du conseil d’administration de la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan. L’événement, très attendu de la part des professionnels du marché et des intermédiaires, a été reporté sine dite à une date ultérieure. C’était pourtant, nous indiquait-on d’avance, l’occasion de clarifier les comptes et de réfléchir sur la situation désespérante d’une place qui évolue en roue libre, déconnectée de la réalité. De nouvelles équipes dirigeantes devraient succéder aux anciennes incarnées par Jean Jacques Gillet, directeur de la Bourse, un homme de la vieille école, qui gère l’institution régionale comme le back office d’une banque. La polémique est vive entre l’ancien cadre de la Société Générale et les intermédiaires agréés qui reprochent à la direction sa faible implication dans la promotion. En effet, pour monsieur Gillet, le rôle d’un manager de la Bourse se limite à la quotation et à la livraison des titres. Pour les intermédiaires, ce rôle devrait aussi englober la promotion sans laquelle les entreprises ne viendront pas à la cote et l’épargne ne sera pas drainé. Le bras de fer a pris les allures d’une guerre de clochers. Pourtant les chiffres sont clairs. La société gestionnaire de la BRVM empêche 50% des recettes de toute transaction. Compte tenu qu’il y a 22 SGI, il est aisé de conclure que le patron de la BRVM dispose d’un véritable trésor de guerre dont il doit faire usage.
 
En douze ans de gestion de la place abidjanaise, Gillet ne s’est jamais écarté de sa position de principe, qui est de s’assurer que les 200 à 250 séances annuelles de Bourse se déroulent bien. Aux dernières nouvelles, les choses ne se dérouleraient pas aussi bien. Il y a eu, en effet un trou d’un milliard de f CFA dans les comptes. Sachant la liaison étroite de la BRVM avec le système bancaire de la Côte d’Ivoire, d’aucuns ont attribué ce trou à la période électorale qui avait vu la nationalisation des banques et l’exil de la BRVM à Bamako. Autre piste avancée, il se peut que ce milliard vienne d’opérations encore en suspens et que tout, forcément, rentrera dans l’ordre. En attendant, un audit est mis en branle. Le retard dans les conclusions de l’enquête expliquerait ce report d’un Conseil d’administration qui devait donner une nouvelle impulsion à la place boursière de l’Uemoa. Contacté par Les Afriques, Gillet, alors en déplacement, avait minimisé la portée de cette affaire, liée à des écritures bancaires. Cela suffit-il à éteindre la polémique ?
 
De la Bourse d’Abidjan au marché libre d’Euronext…
 
En fait, le mécontentement vient tant de la méthode de gestion de Gillet que de l’affaire du milliard. Depuis quelques années, le patron de la BRVM assiste à la migration des rares entreprises régionales candidates à la cote vers le marché déréglementé d’Euronext. Comment les managers de la Bourse ont-ils laissé Petro Ivoire, nouveau fleuron de l’économie ivoirienne, migrer prestement vers ce marché libre européen sans tenter de le retenir ? Encore ce refus de faire de la promotion ? De même, pourquoi n’avoir rien tenté pour retenir Money Express, qui n’a choisi le chemin du marché libre que parce qu’elle n’était pas éligible à la BRVM ? En effet, la jeune pousse sénégalaise présentait des fonds propres inférieurs aux 130 millions demandés. Pour s’introduire à la BRVM, il faut au moins un capital de 200 millions de f CFA. Pour Gillet, il faut déréglementer pour attirer d’avantage d’entreprises. La plupart des intermédiaires lui suggèrent d’abord d’aller faire de la promotion auprès des grandes entreprises étatiques en phase de privatisation ou ayant atteint une taille critique pour les convaincre de s’introduire à la cote. Que nenni, rétorque Gillet et son staff qui oeuvrent pour le lancement d’un nouveau compartiment dédié aux PME-PMI. Problème, ce nouveau compartiment risque d’être un ornement de plus si non accompagné de promotion. Autre problème lié à la déréglementation défendue par Gillet, l’exposition de l’épargne publique. Dans des cultures francophones méfiantes de la Bourse, toute petite situation de fragilisation d’une entreprise cotée conduirait à une psychose collective…
 
En attendant de trouver un terrain d’entente, les fonds anglo-saxons maintiennent leurs positions. Le temps de voir ce qu’adviendra de la BRVM. Les prétendants à la succession de Gillet sont nombreux. Le profil idéal serait avance-t-on un directeur de banque jeune et dynamique.
 
Adama Wade
 
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