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Reprise timide à la Bourse de Tunis Version imprimable
16-02-2011

La Bourse de Tunis a enregistré un petit gain de 1,07% durant les deux semaines qui ont suivi la reprise des cotations, le 31 janvier. Le gros de l’orage qui a emporté le régime de Ben Ali est passé, mais des incertitudes politiques et économiques persistent.

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La Bourse de Tunis.

L’horizon commence à se dégager pour la Bourse de Tunis. Fermée au cours des deux semaines qui ont suivi le départ précipité de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali sous l’effet d’une révolte populaire, la place a fait mieux que résister au chaos politique et économique depuis sa réouverture.

Entre le 31 janvier et le 11 février, le Tunindex, indice composite de la place, a progressé de 1,07% à la faveur d’un regain de forme des valeurs exportatrices, qui sont parvenues à effacer une partie des pertes considérables enregistrées avant la chute du régime. Ce sont, en effet, les sociétés industrielles exportant la majeure partie de leur production qui ont permis au marché de renouer avec la hausse. La société moderne de céramique (SOMOCER) a signé la plus forte hausse sur les deux semaines qui ont suivi la reprise des cotations, en voyant son cours bondir de +14,76%. L’équipementier automobile Assad (fabrication d’accumulateurs) a occupé la deuxième marche du podium, avec une hausse de 14,5%, devant la Société tunisienne de verreries (+10%).

 

Les entreprises du clan Ben Ali sanctionnées

Les entreprises contrôlées par des membres de la famille de l’ex-président tunisien ont, toutefois, continué à tirer le marché vers le bas. Ainsi, le concessionnaire automobile Ennakl, détenu par Sakhr El Materi, un gendre de Ben Ali sous le coup d’un mandat d’arrêt international, a vu son cours dévaler de 10,60% en deux semaines. De son côté, la cimenterie Carthage Cement, contrôlée par Belhassen Trabelsi, beau frère du président déchu, a perdu 12,95%. « Bien qu’elles soient désormais gérées par des administrateurs provisoires nommés par l’Etat, les entreprises du clan Ben Ali ont été victimes de la réputation sulfureuse de leurs propriétaires. Les investisseurs se sont empressés de liquider leurs participations dans ces sociétés à n’importe quel prix », commente la société de Bourse Amen Invest sur les perspectives 2011 de la place de Tunis.

Selon les analystes d’Amen Invest, les entreprises détenues par le clan Ben Ali ne sont pas les seules à avoir été sanctionnées par le marché. Des banques qui se seraient écartées des normes prudentielles en accordant des crédits colossaux à des membres de la famille Ben Ali sans tenir compte de la fiabilité de ces emprunteurs ont également vu leurs cours chuter. C’est notamment le cas de la Société Tunisienne de Banque (STB), dont le titre a perdu 23,08% sur deux semaines, ou encore de la Banque de l’Habitat (-11,91%).

 

Incertitudes politiques et économiques

Le gros de l’orage qui emporté le régime de Ben Ali étant passé, les investisseurs reprennent désormais leurs vieux réflexes : surveiller attentivement la santé de l’économie tunisienne et l’issue du processus de transition démocratique. « En raison des incertitudes économiques et politiques persistantes, les mois à venir seront animés par des mouvements de spéculation financière, empêchant le marché de dessiner une tendance précise », estiment les analystes d’Amen Invest. Même son de cloche chez Guillaume Chaloin, gérant du fonds d’investissement MAM Actions Afrique.

 

Walid Kéfi, Tunis

 
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