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Tunisie : naissance du premier fonds commun de placement islamique Version imprimable
28-04-2010

La société de bourse Tunisie Valeurs a reçu le feu vert du gendarme de la Bourse de Tunis pour le lancement d’un OPCVM compatible avec la charia, avec le concours de la Banque islamique de développement.

L’intérêt des groupes privés tunisiens pour la finance islamique se confirme. Quelques mois seulement après le lancement d’une banque et d’une compagnie d’assurances « charia compatibles » par le groupe Princess El Materi Holding, la société de bourse Tunisie Valeurs a annoncé la création d’un fonds commun de placement « halal ». La société leader sur le marché tunisien, avec 18% des transactions boursières et un portefeuille de 500 millions de dinars (265 millions d’euros), a précisé, dans un communiqué publié le 17 avril, que ce premier organisme de placement en valeurs mobilières (OPCVM) conforme à la charia en Tunisie a déjà reçu l’agrément du Conseil du marché financier (CMF), le gendarme de la Bourse de Tunis.

Baptisé FCP Al-Kaouthar, éponyme d’un « fleuve de miel au paradis », promis par le Coran aux croyants qui respectent scrupuleusement les préceptes de l’Islam, le fonds, doté d’un capital initial de 100 000 dinars (53 000 euros), a été lancé avec le concours de la Banque islamique de développement (BID), qui œuvre pour la stimulation du développement économique et du progrès social dans les pays musulmans.

Selon ses fondateurs, le fonds ayant pour slogan « Pour avoir la conscience tranquille » (Li-rahat al-bel) répond à une forte demande émanant d’une bonne partie de la population tunisienne qui rechignait, jusque-là, à investir en bourse pour des considérations religieuses, et qui souhaite faire fructifier son épargne dans des placements conformes à la loi islamique. « Désireux de répondre en permanence aux besoins de nos clients, nous avons constaté que de nombreux investisseurs recherchent des produits en adéquation avec leurs croyances », indique Hatem Saïghi, directeur de l’asset management chez Tunisie Valeurs.

Selon lui, les placements proposés par le fonds répondent à certaines valeurs morales et trouvent, à ce titre, leur place dans la famille des produits financiers éthiques et socialement responsables.

 

Une vingtaine de titres sélectionnés

Conformément à la logique des fonds de placement islamiques, FCP Al-Kaouthar se composera exclusivement d’actions de sociétés cotées à la Bourse de Tunis, sélectionnées avec le concours de l’érudit tunisien Cheïkh Mokhtar Sellami, ex-mufti de la Tunisie et président du comité Chariaâ de l’Islamic Financial Service Board, qui regroupe les gouverneurs de banques centrales des pays musulmans. La sélection des titres a été effectuée sur la base de la nature des activités des sociétés et de leur niveau d’endettement. Ainsi, des sociétés fabriquant ou commercialisant des produits prohibés par l’Islam (tabac, alcool, divertissements…) ou encore ayant des revenus d’intérêts « impurs », comme les banques et les compagnies d’assurances traditionnelles, ont été exclues. Les entreprises dont le total des dettes est supérieur à 33% de la capitalisation boursière moyenne sur les douze derniers mois ne figurent pas non plus parmi les titres sélectionnés. « Ces filtres sectoriels et financiers nous ont permis de sélectionner une vingtaine de valeurs parmi la soixantaine des titres cotés », explique M. Saïghi, précisant que la liste des sociétés sélectionnées devrait être révisée régulièrement en fonction de l’évolution des indicateurs financiers et des activités des entreprises.

Ainsi, des sociétés fabriquant ou commercialisant des produits prohibés par l’Islam (tabac, alcool, divertissements…) ou encore ayant des revenus d’intérêts « impurs », comme les banques et les compagnies d’assurances traditionnelles, ont été exclues.

Pour assurer la conformité des titres choisis à la charia, le fonds de placement se dotera d’un comité de supervision constitué d’érudits ayant une expertise reconnue dans le domaine de la finance islamique.

Une partie des revenus du fonds, qui privilégiera les placements à moyen terme (trois ans au moins), devrait être reversée à des associations caritatives ou à des organismes d’utilité publique afin de « purifier » les dividendes pouvant provenir des actions de sociétés qui dépasseraient le degré acceptable d’endettement après leur sélection.

Les souscriptions au FCP, destiné aux personnes physiques et morales, s’effectueront, dans une première étape, au niveau des guichets de Tunisie Valeurs. A moyen terme, des alliances commerciales sont envisagées avec Zitouna Bank et Best Bank, les deux banques islamiques actives en Tunisie. 

 

Par Walid Kéfi, Tunis

 
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