Ghana
Attaques contre les médias au Burundi
26-05-2015
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) condamne vivement, dans un document qui nous est parvenu, les attaques à l’arme lourde contre les médias à Bujumbura, la capitale du Burundi. Des combats qui ont opposé depuis mercredi 13 mai les partisans du coup d’Etat contre le président Pierre Nkurunziza et les forces loyalistes.
«Nous sommes choqués par ces attaques qui font peu de cas de la sécurité et la vie des journalistes et du personnel qui travaillent dans ces établissements transformés en champs de bataille», a commenté Jim Boumelha, le président de la FIJ. «A cet égard, ces actes constituent non seulement une atteinte grave à la liberté de la presse, mais leurs auteurs engagent leur responsabilité pénale devant le droit burundais et le droit international».
Les militaires qui ont soutenu le coup d'Etat ont attaqué jeudi matin la Radio Télévision Nationale du Burundi (RTNB) après une diffusion d'un message du président Nkurunziza qui se trouve en dehors du pays, forçant les médias audiovisuels à arrêter leurs émissions. Cette attaque suivait celle lancée la veille par la police et les forces loyalistes contre la Radio publique africaine (RPA) qui a été détruite par un tir de roquette. Une autre radio, Isanganiro, a fait l'objet d'une attaque et les deux radios, depuis, n'émettent plus. Ces dernières sont accusées par le gouvernement burundais d'être proches de l'opposition. Le général Godefroid Niyombare, qui commande les putschistes, avait annoncé le coup d'état sur les antennes de RPA. La FIJ déplore l'attitude des belligérants contre les médias qui a privé le public burundais des informations sur la situation actuelle de leur pays. «Le déni d'accès à l'information n'est pas de nature à favoriser le dialogue et conserver l'unité du pays dans ces moments de crise», a conclu le président de la FIJ, qui a appelé «à la réouverture immédiate de tous les médias dans le strict respect de l'indépendance des journalistes».
 
Burundi : Le soutien financier de la Belgique suspendu
22-05-2015
Le budget de 4 millions d’euros (environ 5,4 millions de dollars) prévu par la Coopération belge au développement afin de soutenir les élections municipales du 26 mai ainsi que la présidentielle du 26 juin au Burundi a été suspendu en raison des violents affrontements que subit le pays et du non-respect des accords de paix d’Arusha selon lesquels la fonction présidentielle doit être limitée à deux mandats. Un montant de 2 millions d’euros a toutefois déjà été versé par la Belgique avant que la situation du Burundi dégénère. Dans la même optique, le projet de soutien à la police policière burundaise, mené conjointement par la Belgique et les Pays-Bas, a été suspendu provisoirement. Le budget de cette coopération policière s’élevait à 5 millions d’euros (environ 6,8 millions de dollars).
 
Quand l’essence se fait rare à Bujumbura
16-04-2015
La semaine dernière, ce sont seulement 5 stations-service qui distribuaient du carburant dans toute la capitale du Burundi, Bujumbura. Une situation de pénurie d’essence qui a paralysé l’activité. Cependant, Marie Rose Nizigiyimana, ministre burundaise du Commerce, a tenu à rassurer les populations, soutenant que : «Nous sommes en train de gérer cette crise… que la Banque centrale a injecté plus de 15 millions de dollars dans les banques commerciales, afin de permettre aux importateurs de s’approvisionner». Justement, pour le gouvernement, le manque de carburant est dû à plusieurs factures que les importateurs n'ont pas pu payer aux fournisseurs tanzaniens, faute de devises dans les caisses de l'Etat. Mais pour la population, les syndicats et les associations, c'est l'Etat qui est responsable. Il n'a pas baissé les prix du carburant alors que c'est la tendance mondiale, rajoutant un autre problème à l'économie, déjà vacillante.
 
Burundi : Une nouvelle stratégie pour la relance de la filière café
03-04-2015
Le Burundi a lancé une stratégie nationale de relance de la filière café pour la période 2015-2021, dont l'objectif est de porter la production nationale à 30 000 tonnes, soit un doublement de la production actuelle. La stratégie prévoit un investissement de 81,2 millions de dollars, a fait savoir le directeur général de l'Agence de régulation de la filière café (ARFIC), Denis Karera. Avec cette stratégie, le Burundi voudrait parvenir à 75% de café produit «fully washed», soit une augmentation importante du café de plus haute qualité.
 
Burundi: Limogeage de hauts gradés du service de renseignement
06-03-2015
Les services de renseignement burundais ont une nouvelle direction. Dans un décret, le président Pierre Nkurunziza a démis de leurs fonctions le chef des services secrets burundais (SNR), le chef de la division des renseignements intérieurs et le chef de cabinet du patron du SNR. Si aucune explication n’a été donnée par les services de la Présidence burundaise, plusieurs personnes lient cette révocation aux conséquences d’un courrier adressé à Pierre Nkurunziza, à propos de son éventuelle candidature à la présidentielle prochaine, alors que la loi lui en interdit. En ce mois de février, les trois responsables des services de sécurité ont adressé une correspondance au président burundais, lui demandant de renoncer à briguer un troisième mandat. Donc, la réaction du chef de l’Etat ne s’est pas fait attendre. Au Burundi, les services secrets (SNR) jouent le rôle de police présidentielle, et représentent un pilier du pouvoir Nkurunziza. Le général Godefroid Niyombare qui était jusque-là le numéro 1 du SNR avait été nommé à son poste, il y a quelques mois.
 
Massacre de rebelles dans le nord-ouest du Burundi
21-01-2015
Selon l’armée régulière du Burundi, suite à des affrontements qui ont duré 5 jours, une centaine de rebelles ont été tués. Des responsables militaires ont assuré que le groupe a été anéanti et des armes ont été saisies, notamment 100 fusils, 5 lance-roquettes et u n mortier de 600 mm. Ces mêmes sources ont soutenu que le groupe comptait se rendre dans la forêt de Kibira, ex-sanctuaire de rebelles pendant la guerre civile de 1993 à 2006. A noter que, depuis le début de l’année, il a été enregistré plusieurs attaques de rebelles provenant de la république démocratique du Congo, dans cette zone frontalière.
 
Burundi : Une nouvelle mine de nickel opérationnelle
15-11-2014
Les premières activités d’exploitation de nickel sur le site de Musongati au Burundi ont été entamées la semaine dernière. Confirmation de Gervais Rufyikiri, 2ème vice-président du pays, venu présider le lancement des travaux dans la province de Rutana, au sud du pays, et qui a indiqué des réserves estimées à environ 150 millions de tonnes de métal. À noter que c’est la joint-venture Burundi Musongati Mining (BMM), entre l’État burundais et Burundi Mining métallurgie internationale, qui va exploiter la mine de Musongati. Pour ce responsable, le lancement des activités minières est un signe éloquent de la paix recouvrée et la stabilité. Aussi, il a espéré que l’exploitation des gisements de nickel à Nyabikere et à Waga suivra.
 
Burundi : La société civile pour une Fondation Melchior Ndadaye
14-11-2014
L’ONG burundaise, Forum pour la conscience et le développement (Focode), a demandé au gouvernement, la veille du 21ème anniversaire du décès du président burundais, Melchior Ndadaye, de créer et financer une fondation à la mémoire de l’ex-chef d’État assassiné le 21 octobre 1993 par ses propres services de sécurité. L’ONG trouve qu’en dépit de son statut de héros de la démocratie, le président Ndadaye reste méconnu de la majorité des Burundais, spécialement de la nouvelle génération des citoyens nés depuis son assassinat. Les responsables assurent que certains gardent de lui un mauvais portrait dépeint par ses adversaires politiques, tandis que d’autres ont de fausses idées et des préjugés suite à l’absence d’une dissémination de l’idéal pour lequel il s’est battu.
 
Désormais 4 langues officielles au Burundi
06-09-2014
Afin de mettre un peu plus d’ordre dans le paysage linguistique burundais, depuis le 28 août dernier, le pays compte 4 langues officielles, à savoir le kirundi, le swahili, le français et l’anglais. Jusqu’à cette date, elles étaient utilisées, sans aucune réglementation. En adoptant à l’unanimité un projet de loi y afférent, l’Assemblée nationale vient mettre fin à la cacophonie. Si sur le papier, le kirundi, langue nationale de ce pays, était la seule langue officielle du Burundi, dans la pratique, le français, héritage de la tutelle belge, est depuis longtemps la langue de travail au sein de l’administration, de la législation et de l’éducation. À noter que depuis l’entrée du Burundi dans la Communauté d’Afrique de l’Est, l’anglais et le swahili sont obligatoires, dès la première année du primaire. Pour toutes ces raisons, le ministre burundais de l’Enseignement supérieur, qui a défendu le projet devant l’Assemblée nationale, s’est voulu rassurant, assure-t-on.
 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivante > Fin >>

Résultats 10 - 18 sur 140
Toute l'actualité

L'endettement mondial atteint des records sous l'impulsion de la Chine, au point de dépasser...
[La suite...]

Plus de 200 enfants ont été libérés de différents groupes armés au Soudan du Sud, annonce ce...
[La suite...]

Une aide de trois millions d'euros au nouveau Parlement de Sierra Leone, a annoncé L'Union...
[La suite...]

Quelques jours après les bombardements de la coalition regroupant la France, les Etats-Unis et la...
[La suite...]

Lundi, un porte-parole de la police locale a confirmé l'assassinat de quatre policiers lors d'une...
[La suite...]

La Banque mondiale (BM) vient d'approuver une enveloppe de 210 millions de dollars pour le...
[La suite...]

Autres articles
 
×
×
Votre Nom :
Votre Email :





×