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A la conquête des marchés africains Version imprimable
03-02-2014
BRICS, Etats Unis d’Amérique, Union européenne, Japon, Turquie, … ont plus que jamais jeté leur dévolu sur le continent africain. Si les moyens diffèrent, allant de l’effacement de dettes à l’implantation d’écoles, en passant par l’aide ou des investissements, les fins restent identiques. Quelles retombées pour l’Afrique ?
 
Les économies africaines ont le vent en poupe. Les investissements extérieurs directs (IED) reçus, en hausse de 5%, en glissement annuel, ont atteint 50 milliards de $. Dans le continent les taux de croissance sont sans commune mesure avec la croissance molle, voire nulle en Europe et en Amérique du nord. Aujourd’hui plus qu’hier, on est en face d’un véritable rush des grande puissances économiques pour investir, gagner des parts de marchés, ou s’approvisionner en matières premières indispensables pour faire tourner leurs usines. Si les missions et les tournées se suivent et se ressemblent, avec des chefs d’Etat accompagnés de plusieurs dizaines d’opérateurs (banques, grands comptes et PME performantes), les approches sont loin d’être identiques. Même au sein des BRICS, où une banque de développement et d’investissement est en gestation, les démarches de chaque pays pour élargir son influence diffèrent. La coopération bilatérale est mise en avant, mais les voies et moyens pour l’asseoir sont multiples.
 
Les Etats Unis comptent sur leur armada financière, leurs institutions d’aides, telles que les Peace Corps, l’Usaid, mais plus récemment avec l’AGOA, le MCA et les dernières en date, à savoir le YALI (Young African Leaders Initiative) de Barack Obama, et les programmes Power Africa (accroître l’accès à l’électricité en Afrique) et Africa Trade, lancés au cours de sa toute dernière tournée pour renforcer les liens commerciaux. La France, membre de l’Union européenne (UE) garde jalousement son pré-carré, qui s’effrite du reste, mais dispose d’atouts de taille avec l’Agence Française de développement, dont la filiale Proparco apporte assistance et soutien conséquents, aux anciennes colonies. Avec l’OIF, la France tient un atout de taille, même si elle ne l’avoue pas, vis-à-vis des concurrents.
 
Quant au Japon, il mise sur la JICA et le Ticad. Des instruments performants et oh combien efficients. L’Empire du Soleil levant agrémente ces outils d’une aide alimentaire ponctuelle, souvent en denrées de première nécessité (Riz, huile, …), mais parfois en équipements, notamment pour la formation. C’est d’ailleurs par ce volet que la Turquie entame souvent ses contacts avec des pays africains. D’abord, une école turque est implantée sans trop d’anicroches, ensuite les médias sont invités à visiter Istanbul, Ankara, … puis débarquent les investisseurs.
 
Au sein des BRICS, la Chine est spécialiste du cléen- mains. Ce pays construit, stades, hôpitaux, infrastructures hydro-électriques, … mais fait venir ses propres ouvriers, emploie ses entreprises, … Il n’est d’ailleurs pas rare, qu’après le départ de ces derniers, une fois que tous les budgets sont consommés, des projets, à peine terminés, tombent en décrépitude.
 
Cette liste est loin d’être exhaustive. Ce dossier démontre comment les grandes puissances envisagent de conquérir les marchés africains, et met le doigt sur certaines rivalités, et des retombées pas toujours stratégiquement planifiées.
 
Daouda MBaye
 
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