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Ecobank Sénégal «Un résultat net de 6 milliards de f CFA, soit un bond de 157%» Version imprimable
22-09-2014
Dans cette interview exclusive, Yves Coffi Quam-Dessou, directeur général d’Ecobank Sénégal, revient sur les tendances du marché, la vision, la stratégie, les performances et les grands deals de la filiale sénégalaise du géant bancaire panafricain Ecobank.
 
Les Afriques : Comment se porte l’état du portefeuille d’Ecobank Sénégal à la fin de l’exercice 2013, dans un contexte de marché lourdement affecté cette année ?
 
Yves Coffi Quam-Dessou : Nous avons pu, en 2013, porter nos encours de crédits directs à un niveau de 268 milliards de f CFA contre 221 milliards de f CFA l’année précédente, soit une progression de 23%. Ceci nous semble honorable si nous considérons que la croissance du marché sur la même période a été de 9%. Nous pouvons donc affirmer que nous avons progressé plus vite que le marché. Cette tendance que nous parvenons à entretenir depuis quelques années nous permet d’accroître notre part de marché et consolider notre position de 3ème banque en termes de portefeuille de crédits et de dépôts. Nous avons aussi, en 2013, amélioré la qualité de nos engagements, notamment en réduisant considérablement le taux de nos crédits en souffrance. Ce qui est tout à fait significatif sur un marché comme le Sénégal. Ainsi, 2013 a été une année de bon cru, avec une amélioration significative du portefeuille de crédit, en plus de bonnes performances sur les résultats. En effet, nous avons clôturé l’année 2013 avec un résultat net de 6 milliards de f CFA, soit une progressionde 157%. Cela est la résultante de l’évolution constante de notre produit net bancaire (PNB), qui croît en moyenne de 15% par an depuis plusieurs années. Enfin, pour soutenir notre activité de crédit, nous avons mobilisé au courant de l’année 2013 un niveau appréciable de ressources clientèle. En termes de dépôts, nous avons atteint 338 milliards de F CFA au cours de l’exercice précédent, soit une croissance de 19%.
 
LA : Confirmez-vous votre place de troisième banque sur la place dakaroise devant la Bicis et après CBAO Attijari et la Société Générale ?
 
Y.C.Q.-D. : Les informations, dont nous disposons à ce jour, confirment qu’Ecobank Sénégal est la 3ème banque en termes de dépôts, de crédits et de total bilan à la date du 31 décembre 2013.
 
LA : Bon nombre de banques, dont des majors, ont tiré la langue au terme de l’activité bancaire précédente, affichant des résultats nets en baisse. Qu’estce qui a été déterminant pour Ecobank Sénégal dans l’exploitation de vos produits et ressources ?
 
Y.C.Q.-D. : Pour nous, ce qui a été déterminant, c’est le suivi scrupuleux de l’exécution de notre stratégie. Elle a été axée sur une gestion efficace de nos produits de trésorerie et l’élargissement de notre base de clients à travers la chaîne de valeur de certains secteurs prioritaires. De plus, nous expérimentons depuis quelques années une stratégie de mobilisation de ressources qui s’avère efficace. En plus de cela, nous avons poursuivi l’expansion de notre réseau avec l’ouverture de nouveaux points de distribution et nous avons fait un suivi strict de notre portefeuille en vue d’en réduire le taux de dégradation. Enfin, un des points les plus déterminants de notre action est notre plateforme technologique et notre capacité à servir nos clients dans les meilleures conditions. La qualité de service est extrêmement importante dans notre métier. C’est la raison pour laquelle nous avons investi considérablement en technologie avec l’assistance du Groupe Ecobank au cours de ces dernières années. Le résultat aujourd’hui est que nous avons pu améliorer notre qualité de service et nous continuerons de travailler pour devenir l’institution de référence sur le marché en matière de service.
 
LA : Quels ont été les grands deals d'Ecobank Sénégal en 2013 et les opérations ficelées courant 2014 ou en cours de finalisation ?
 
Y.C.Q.-D. : Conformément à notre vocation panafricaine et à notre stratégie, nous nous sommes concentrés sur les secteurs productifs de l’économie. De manière générale, nous avons maintenu nos interventions, principalement dans les secteurs de l’énergie, les infrastructures hôtelières, le transport, la cimenterie et l’industrie. En 2014, nous poursuivons nos efforts sur ces secteurs clés, tout en surveillant les opportunités qui se présenteront à nous.
 
Propos recueillis par Ismael Aidara
 
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