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Financial Times fait l’éloge de Casablanca Finance City Version imprimable
13-10-2014
Casablanca Finance City (CFC) représente un hub privilégié disposant d’atouts considérables et d’une position unique en Afrique, à même de concurrencer d’importantes places financières dans le continent, telles que Johannesburg, écrit le quotidien économique et financier britannique Financial Times.
 
Lancée en 2010, Casablanca Finance City (CFC) ambitionne d’être un hub financier pour l’Afrique du Nord, de l’Ouest et central, souligne le Financial Times, relevant les «progrès rapides» de cette place financière qui a fait récemment une «entrée très remarquée » dans le Global Financial Centres Index (GFCI), le classement international de référence des places financières. Un indice influant dans la mesure où il est utilisé par les firmes multinationales à la recherche de centres financiers pouvant servir leurs opérations régionales, poursuit la publication. En occupant la 62ème place mondiale et la 2ème place africaine de cet indice, CFC confirme ainsi sa crédibilité et renforce son attractivité à l’international. Dans les quatre années qui ont suivi son lancement, le CFC a drainé quelque 50 entreprises parmi les plus renommées, telles que BNP Paribas, AIG et Boston Consulting Group, relève le Financial Times dans un article de Fiona Rintoul sous le titre «Les investisseurs optent pour CFC pour pénétrer l’Afrique». De plus, poursuit la publication, un certain nombre de gestionnaires d’actifs ont également obtenu le statut CFC, y compris «Invest AD», «Onyx Wealth Management» et «Silk Invest», attirés notamment par le fort potentiel de croissance en Afrique francophone. Casablanca Finance City «se veut une place financière au service du développement de l’Afrique, et en particulier les pays de la région d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale», explique Saïd Ibrahimi, directeur général de Casablanca Finance City Authority, cité par le Financial Times.Dans cette perspective, Casablanca Finance City est un hub économique et financier et une plateforme liant le Nord et le Sud et visant à attirer et encourager les institutions et investisseurs internationaux à investir et mener leurs activités en Afrique du Nord, de l’Ouest et centrales en choisissant Casablanca comme porte d’entrée vers ces régions. Institutions financières, sièges régionaux de compagnies multinationales et services professionnels sont éligibles au statut de CFC, à condition qu’ils aient ce qu'Ibrahimi appelle «une vocation africaine».
 
Jusqu’à présent, la moitié des candidats est venue d’Europe, 14% des États-Unis, 7% du Golfe et le reste d’Afrique. Le Statut «CFC» est un label donnant droit à un package attractif d’avantages, incluant aussi bien des incitations fiscales, des facilités au niveau du contrôle des changes que des facilités diverses au niveau du doing business. Des avantages renforcés, selon le quotidien des affaires, par les liens historiques et culturels qu’entretient le Maroc avec l’Afrique subsaharienne et l’Europe, en plus d’une «coopération Sud-Sud» en plein essor, et de la stabilité politique et économique. «C’est en partie, grâce à cette stabilité que les entreprises marocaines ont pu se développer dans les pays voisins», poursuit le Financial Times. A cet égard, l’exemple d’Attijariwafa bank, la plus grande banque marocaine, qui a acquis en 2005 la Banque du Sud de Tunisie, aujourd’hui Attijari bank Tunisie, en est un exemple, ajoute le Financial Times. «Attijariwafa bank» est également l’une des nombreuses entreprises marocaines qui ont fait des acquisitions en Afrique de l’Ouest, diversifiant ses revenus en se branchant sur les marchés en expansion. Aujourd’hui, Attijariwafa bank est présente en Mauritanie, au Sénégal, au Burkina Faso, en Guinée-Bissau, au Mali, en Côted’Ivoire, au Congo, au Gabon, Cameroun, Togo et au Niger. Investir dans une telle entreprise fournit un moyen d’accès à ces pays. En outre, l’expansion vers le Sud des entreprises marocaines renforce la position du Maroc en tant que hub régional.
 
En effet, les deux places financières en Afrique, Johannesburg et l’Ile Maurice, ne peuvent pas offrir le même accès à l’Afrique de l’Ouest francophone. Il est incontestable que le Maroc «a une grande affinité culturelle avec l’Afrique de l’Ouest», fait observer Rohm. Et c’est ce marché qui a séduit le suisse «Onyx Wealth Management International» (OWMI) qui entend offrir ses services et produits au Maroc et au-delà.
 
Et notre confrère de relever qu'Ibrahimi a de grandes ambitions pour CFC, pour qui «l’objectif premier de tout hub financier en Afrique devrait être de rendre le flux d’affaires aussi simple que prévisible et fiable en Afrique tout comme aux États-Unis, en Europe ou au Japon».
 
S.T
 
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