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«L’Afrique représente un marché de 11 Mrds de € (hors Afrique du Sud) avec des taux de croissance al Version imprimable
30-05-2014
En marge des assises de la Fanaf de Ouagadougou, Les Afriques a rencontré Frédéric Baccelli, directeur général d’Allianz Africa. Sans détour, il nous fait le point. Exclusif.
 
Les Afriques :Ces cinq dernières années, Allianz a pris l’option sérieuse de se positionner comme un des premiers assureurs panafricains, notamment via Allianz Africa. Comment se porte aujourd’hui le portefeuille consolidé des actifs du groupe et quelle est la part de l’Afrique subsaharienne ?
 
Frédéric Baccelli : L’Afrique représente un marché de 11 Mrds de € pour les compagnies d’assurance (hors Afrique du Sud) avec des taux de croissance allant jusqu’à 7% en Afrique de l’Ouest. Allianz voit donc ce continent depuis de nombreuses années comme une opportunité. Notre développement est en phase avec le marché et cohérent avec l’objectif de croissance rentable du groupe. L’ensemble des filiales du Groupe Allianz est présent sur le continent africain. Allianz Africa bien sûr mais également AGCS, la filiale spécialisée dans les grands risques, Euler-Hermès pour l’assurance-crédit ou encore Allianz Global Assistance. Il est important de souligner que les entités dédiées à la gestion d’actifs que sont Allianz Global Investors et Pimco dédient une partie des actifs sous gestion à des projets en Afrique. En global, la part de l’Afrique subsaharienne dans le portefeuille d’un acteur mondial comme Allianz reste limitée, mais les volumes grandissent.
 
LA : La montée en puissance du middle market des compagnies d’assurance au côté des majors, tels qu’Allianz et groupes panafricains, opérant en Afrique ne vous inquiète pas ou c’est un signe d’émulation ?
 
F.B. : Un marché regroupant des acteurs de taille et de spécialités diverses et régi par les règles de la concurrence offre un environnement propice pour un acteur tel qu’Allianz qui a une forte expérience des marchés matures. L’assurance et la gestion du risque sont des activités complexes, qui doivent aller de pair avec une gestion prudente et irréprochable dans l’intérêt du client. Allianz a mis en place des règles de gestion et de gouvernance très strictes, valables dans l’ensemble des filiales du Groupe qui nous permettent de garantir solidité, sécurité et qualité de service tout en nous projetant sur le longterme. La diversité des acteurs est une bonne chose, même si certains marchés iront de manière inévitable vers une phase de consolidation, comme cela a déjà été le cas dans certains pays. Allianz est présent depuis plus d’un siècle sur le continent africain et nous comptons continuer d’élargir notre présence afin d’accompagner son essor.
 
LA :Avez-vous la conviction que l’avenir de l’assurance se trouve désormais au Sud, principalement en Afrique ?
 
F.B. : L’assurance ne fait pas exception à la règle : la croissance est aujourd’hui dans les pays émergents, cela est valable également pour l’assurance. Les croissances sont très basses par exemple en Europe quand elles sont supérieures à 5% en Afrique, mais aussi en Asie et en Amérique du Sud. Allianz a d’ailleurs acquis une compagnie d’assurance en Turquie en 2013, ce qui en fait le leader dans ce pays. L’évolution du taux de pénétration de l’assurance est souvent corrélée à la croissance du PIB d’un pays, avec un temps d’écart. Les croissances de l’assurance dans les marchés émergents continueront d’être robustes, car elles accompagnent le développement d’économies en essor et qui tirent la croissance mondiale. Toutefois, les marchés matures continueront un certain temps de peser très lourd dans le marché mondial de l’assurance. Le fait de s’assurer n’est pas toujours un réflexe pour les classes moyennes qui acquièrent un revenu disponible leur permettant de gagner en sécurité, il s’agit donc aussi d’un sujet comportemental, ce qui prend du temps à se généraliser. Ce qu’il est important de préciser c’est que l’assurance n’est pas la même en Afrique qu’ailleurs : l’innovation est au coeur de ces marchés, avec souvent des initiatives uniques en leur genre : je pense aux modes de distribution, au Mobile insurance, à l’assurance récoltes : ces spécificités fortes rendent passionnant d’exercer ce métier.
 
LA : On reproche souvent aux multinationales étrangères de réexporter leurs profits financiers vers leurs maisons mères, un manque à gagner pour les économies des pays d’accueil. Quelle est la charte de gouvernance d’Allianz sur ce registre ?
 
F.B. : Être assureur, c’est prendre des engagements vis-à-vis de ses clients. En tant que compagnie exerçant une activité règlementée, nous sommes tenus d’investir nos actifs dans le pays d’exercice de la filiale ou dans la zone monétaire afin d’être en mesure, à tout moment, d’honorer ces engagements. Par ailleurs, comme je l’ai déjà précisé, nous sommes dans une dynamique de développement sur le continent et la rentabilité de nos activités nous permet de financer par exemple l’ouverture de filiales dans de nouveaux pays. Nos profits financiers sont donc réinjectés sur le continent.
 
LA : Pouvez-vous nous présenter la cartographie géographique des branches vie et non-vie de Allianz Africa et leurs tendances de croissance sur le marché ?
 
F.B. : Nos activités non-vie représentent environ 60% du chiffre d’affaires global réalisé dans les onze pays où nous sommes présents ; la branche vie représentant 40%. Être ainsi présents dans un certain nombre de pays est un avantage indéniable qui nous permet de mutualiser les événements qui peuvent affecter l’un ou l’autre marché.
 
LA : Le continent africain est au coeur de votre stratégie d’expansion et de développement. Y a-t-il dans le pipe des opérations d’acquisition ou de «green field» en cours pour 2014 ou à l’étude ?
 
F.B. : Depuis plusieurs années, nous nous développons en ouvrant une filiale environ tous les deux ans : après le Ghana en 2010 et le Congo-Brazzaville en 2012, l’année 2014 devrait être celle de l’ouverture d’une filiale en Afrique de l’Est. Nous prévoyons ensuite de nous implanter a minima dans un pays supplémentaire tous les ans.
 
LA : Quelle est la place de la RSE (Responsabilité sociale de l’entreprise) chez Allianz ?
 
F.B. : Notre métier d’assureur est fondamentalement ancré dans la société. Il nous engage à accompagner les besoins de nos clients sur le long terme et notamment à répondre aux enjeux de développement durable en les intégrant dans les solutions que nous offrons à nos clients et dans nos pratiques. Cela prend diverses formes :
 
• Faire face aux enjeux du changement climatique
• Répondre aux enjeux que le changement démographique pose en termes de santé ou encore de financement des retraites • Intégrer le développement durable dans l’ensemble de nos métiers
• Investir de façon responsable, notamment dans les énergies renouvelables ou dans des projets de compensation carbone
• Gérer nos actifs de façon responsable (promotion de l’ISR, intégration des critères ESG)
• Assurer de façon responsable en intégrant les critères RSE dans les standards de souscription Allianz et promouvoir l’accès à l’assurance dans les pays émergents : en 2013, Allianz Africa a procuré des solutions de micro-assurance à plus de 300 000 clients africains.
 
L’engagement RSE du Groupe Allianz est ainsi formalisé au plus haut niveau et est reconnu sur le marché. Allianz est leader sectoriel assurance du Dow Jones Sustainability Index en raison de ses mises en oeuvre concrètes.
 
Propos recueillis par
Ismael Aidara
 
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