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Les BRICS se bousculent en Afrique Version imprimable
03-02-2014
On assiste depuis quelques années à une montée en puissance de l’influence des grands pays émergents sur le continent africain. Notamment les BRICS qui intensifient les échanges commerciaux et les relations diplomatiques avec l’Afrique.
 
L’Afrique, qui était pendant des décennies l’apanage des anciens colons et autres pays occidentaux (la France, la Grande Bretagne, les Etats-Unis, l’ex- URSS, etc.), est désormais le terrain de chasse des grands pays émergents. Maintenant, l’Afrique traite avec d’autres partenaires, notamment les puissances émergentes comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie, la Corée du Sud ou encore la Russie. Chacun ayant besoin de l’autre, cette nouvelle ouverture des relations stratégiques demeure salutaire pour toutes les parties.
 
Pays émergents, nouveaux partenaires
 
diversification des partenaires stratégiques offre aux pays africains une certaine marge de manoeuvre. L’Afrique pourra ainsi compter sur ces nouveaux partenaires pour accélérer la cadence de la construction d’infrastructures, dont le continent a cruellement besoin. Ces pays émergents peuvent à leur tour s’approvisionner en matière stratégiques (pétrole, gaz, minerais, etc.) indispensables pour accompagner la croissance de leurs économies.
 
Et sur l’échiquier diplomatique, les voix du continent africain (qui compte 54 Etats) constituent un soutien important, notamment lors des votes à l’ONU. Ce qui fait de l’Afrique, un allié important pour ces puissances émergentes sur la scène internationale. Et façon plus concrète ce rapprochement entre l’Afrique et les puissances émergentes se traduit sur le terrain par des échanges commerciaux et des actions diplomatiques de plus en plus soutenus.
 
Prédominance chinoise
 
Depuis 2009, l’Afrique est le premier partenaire économique de Pékin. Les échanges entre l’Afrique et la Chine ont atteint 200 milliards de dollars en 2012. La Chine est le premier investisseur sur le continent. Et aujourd’hui, plus d’un million de chinois travaillent en Afrique. Pour la Chine l’Afrique est désormais un partenaire très important. Les dirigeants chinois multiplient les rencontres de haut niveau avec les dirigeants africains. En témoigne la récente tournée en Afrique du nouveau président chinois Xi Jinping, qui a visité le Congo-Brazzaville, la Tanzanie et l’Afrique du Sud. «Le développement de la Chine sera une opportunité sans précédent pour l’Afrique de même que le développement de l’Afrique le sera pour mon pays», a lancé le président Xi Jinping devant le Sénat à Brazzaville.
 
La Chine a promis de mobiliser quelque 20 milliards de dollars prêts pour les pays africains sur la période 2013-2015. En termes d’aides, Pékin consacre 1,5 milliards d’euros par an aux pays africains. Il faut aussi souligner que la Chine a financé sur ses propres fonds, les 200 millions de dollars nécessaires pour la construction du nouveau siège de l’Union africaine à Addis Abeba.
 
Brésil et Inde se renforcent en Afrique
 
Ces dernières années, le Brésil se rapproche également des Etats africains. Entre 2000 et 2010, les échanges commerciaux entre le Brésil et l’Afrique sont passée de 4 milliards de dollars US à 20 milliards de dollars. Lors de la célébration du cinquantenaire de l’UA, le Brésil a d’ailleurs annulé la dette de 12 pays africains. Faudrait-il voir par là un autre signe de l’intérêt grandissant de l’Afrique pour le Brésil ?
 
L’Inde est aussi très présente en Afrique. Selon le ministre indien du commerce, Anand Sharma, l’Inde viserait un volume d’échanges de 70 milliards de dollars US avec l’Afrique d’ici 2014. Par contre, l’influence de la Russie est restée timide depuis la fin de la guerre froide. A part les échanges commerciaux qui portent essentiellement sur la vente d’armements à certains pays comme l’Algérie, les échanges sont plutôt limités. Mais selon le ministre russe des affaires étrangères, les investissements russes en Afrique sont en pleine évolution. Même s’il n’y a pas de chiffres communiqués actuellement, on peut dire que la Russie va tenter de réaliser à travers l’économie du marché, ce que l’URSS n'avait pas pu réaliser à travers le communisme.
 
Par ailleurs, la création de la banque commune des BRICS, avec un capital de départ de 50 milliards de dollars et qui devrait être opérationnelle d’ici 2015, permettra probablement de resserrer les liens géopolitiques et géostratégiques entre l’Afrique et ces nouvelles puissances émergentes.
 
Ibrahim Souleymane
 
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