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«Les provisions techniques ont atteint, en 2012, le montant de 30 806 millions de f CFA contre 29,24 Version imprimable
30-05-2014
Au Mali, pays de l’hinterland, le secteur de l’assurance est en pleine ébullition grâce aux niches de croissance. Le président du CCAM (Comité des compagnies d’assurances du Mali), qui a accordé une interview à Les Afriques, évoque entre autres la structuration du marché, l’état du portefeuille des réserves financières, ... Exclusif.
 
Les Afriques : Comment est structuré le marché malien de l’assurance ?
 
Mamadou Touré : Le marché malien compte 11 sociétés, dont 8 non-vie et 3 vie. Le nombre d’intermédiaires s’élève à 170, dont 32 courtiers, 100 agents généraux et 38 conseillers vie. Le secteur de l’assurance est placé sous la tutelle du ministère de l’Économie et des finances.
 
LA : Comment se porte le portefeuille des réserves techniques du marché malien ?
 
M.T. : En 2012, le marché malien des assurances a fait une production de 29 008,6 millions de francs CFA en 2012 contre 27 953,2 millions de francs CFA en 2011, soit une progression de 3,78%. Cette progression est due à la branche non-vie dont le chiffre d’affaires passe de 21 828,5 millions de francs CFA en 2011 à 23 753,5 millions de francs CFA en 2012, soit 08,82% d’évolution. Par contre, la branche vie enregistre, à cause de la crise, une forte baisse de son chiffre d’affaires avec une production de 5 255 millions de francs CFA en 2012 contre 6 124,6 millions de francs CFA en 2011. Le montant total des prestations servies par les sociétés d’assurances aux assurés et bénéficiaires de contrat en 2012 est de 7 690,1 millions de francs CFA, contre 7539,5 millions de francs CFA en 2011, soit une hausse de 2%. Les sociétés d’assurances du Mali ne se sont pas dérobées à leur mission d’investisseur institutionnel. En 2012, les placements du marché injectés dans l’économie s’élèvent à 41 814 millions de francs CFA contre 31 618 millions de francs CFA en 2011. Les provisions techniques ont atteint en 2012 le montant de 30 806 millions de francs CFA contre 29,240 millions de francs CFA en 2011.
 
LA :Malgré la petite taille du marché, vous affichez de grandes ambitions pour contribuer au développement de l’économie nationale...
 
M.T. : Le nouveau bureau que le Comité des compagnies d’assurances vient de mettre en place et que je dirige ambitionne de donner à l’assurance malienne toutes ses lettres de noblesse et de contribuer de façon significative au développement de l’assurance et au financement de l’économie malienne. Ce faisant, quelles sont nos priorités ? Une population bien informée et bien éduquée sur les questions d’assurance est une de nos priorités. Il existe un déficit d’information que nous devrions combler à la fois au niveau de certains de nos décideurs et des associations professionnelles faitières. Le paiement diligent des sinistres est aussi un de nos axes prioritaires surtout dans le domaine de l’automobile où toute une batterie de dispositifs existe : la Commission nationale d’arbitrage, la Convention d’indemnisation rapide des assurés, le Pool de coassurance des risques TPV, et bientôt le Fonds de garantie automobile. Assurer les couches de population aux revenus modestes au travers de produits de micro-assurance avec comme support des contrats rédigés dans les langues nationales.
 
LA : A votre avis, y a-t-il des secteurs stratégiques sur lesquels les assureurs peuvent s’adosser pour s’affranchir de la continentalité de votre pays ?
 
M.T. : Absolument ! Comme vous le dites, le Mali est un pays de l’hinterland avec une économie peu diversifiée, le tissu industriel peu développé, une grande majorité de la population évolue dans le secteur agricole, le commerce dominé par le secteur informel. C’est dans ce contexte que l’assureur malien trace sa voie en faisant preuve d’imagination et de savoir-faire. Il s’agit pour nous de tirer avantage de la continentalité de notre pays.
 
LA : Quels sont les défis qui vous interpellent ?
 
M.T. : La participation des assureurs maliens à l’effort d’édification de l’économie nationale aurait pu encore s’améliorer de façon très significative avec l’accompagnement de l’État dans le développement de certaines branches d’assurance : • La branche Transports. La production globale est de 3 116 millions de francs CFA en 2012 contre 2 950,2 millions de francs CFA en 2011, soit une évolution de 5,64%. Un contrôle de l’obligation d’assurance en la matière pourrait booster la branche quand on sait que le volume d’importation des marchandises croît d’année en année et que la présentation de l’attestation d’assurance est une conditionnalité de recevabilité de la marchandise à l’arrivée au cordon douanier.
 
• L’indemnité de fin de carrière. Ce produit commercialisé par les sociétés vie, vecteurs de la mobilisation de l’épargne, permet aux employeurs d’externaliser la gestion de leurs engagements relatifs aux indemnités à verser à leurs employés en cas de licenciement, de départ à la retraite ou en cas de décès. Il constitue à l’heure actuelle la solution préconisée pour l’employeur qui pourra ainsi faire des économies substantielles tout en transférant cette gestion entre les mains de l’assureur et se consacrer à son activité principale. Contrairement aux autres marchés de la CIMA, le Mali n’a toujours pas obtenu la déductibilité fiscale de ce produit. • La branche automobile. Elle est freinée dans son développement à cause d’une fiscalité de 20%, la plus élevée dans l’espace CIMA.
 
Le Bureau malien relèvera tous ces défis avec l’accompagnement de l’État et l’instauration de la paix dans le nord du Mali.
 
Propos recueillis par
Ismael Aidara, à Ouagadougou
 
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