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Mohammed VI 2014, l’année de l’Afrique Version imprimable
16-11-2014
L’élan des échanges entre le Maroc et les pays d’Afrique au sud du Sahara, réamorcé depuis 2000, s’est renforcé au cours de cette année 2014, avec notamment le périple du roi du Maroc au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Gabon. À la clé, plusieurs dizaines d’accords de coopération signés… pour l’impulsion des transactions.
 
En 2014, le Maroc a encore une fois réitéré son ancrage en Afrique. Au cours d’un long périple, qui a duré près d’un mois, du 18 février au 8 mars, le roi Mohammed VI, accompagné d’une forte délégation, comprenant à la fois plusieurs ministres et une centaine d’opérateurs économiques, dont Meriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc), s’est rendu successivement au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Gabon. Un long déplacement qui a été perçu par les observateurs comme un tournant dans les relations entre le Maroc et les pays d’Afrique au sud du Sahara. Ceux-ci ont retenu que l’accent a été mis sur le raffermissement des liens de solidarité pour vaincre l’afropessimisme. Une démarche somme toute cohérente, vu que le Maroc figure parmi les premiers en tant qu’investisseur dans cette partie du continent. Intimant le rythme de la cadence à donner désormais aux relations, le roi du Maroc, qui a défendu que «l’Afrique soit aux Africains», «un continent qui se doit de se prendre en charge et qui doit avoir confiance en ses potentialités…». Des potentialités immenses, mais qui restent inexploitées. À titre d’exemple, en dépit de relations pluriséculaires avec l’Afrique noire, les échanges économiques n’ont atteint que 16 milliards de dirhams à fin 2012, soit 1,4 milliard d’euros. Sans aucune comparaison avec les transactions avec des pays, tels que la Chine, l’Inde, le Brésil ou la France.
 
L’efficacité en prime
 
Avec la kyrielle d’accords de coopération, ou de protection et de promotion des investissements (APII) signés, d’ALE (Accords de libre-échange) en cours, respectivement avec les zones Uemoa et Cemac, les orientations seront mises sur la complémentarité des offres respectives des différents pays. Le programme de développement économique que prône le souverain chérifien est contenu dans son propos : «Si le siècle dernier a été celui des indépendances, le 21ème siècle doit être celui de la victoire des peuples contre les affres du sous-développement, de la pauvreté et de l’exclusion». En proposant un ensemble de projets économiques qui engagent des opérateurs locaux, dans les secteurs de la finance, des TIC, des BTP, c’est un Maroc iconoclaste qui mise aujourd’hui sur l’efficacité, la performance et la crédibilité. Gemadec, HPS, Involys, Eclisse.com, ou encore M2M creusent déjà leurs sillons dans les TIC. Dans la branche banque & finance, à force d’acquisitions et de participations, les groupes Attijariwafa bank, BMCE Bank, Banque Populaire, Saham, ont bien développé leurs réseaux respectifs. Dans le même sillage, les groupes Douja Promotion Addoha, Cimaf, Alliances, Palmeraie Développement, Somagec, OCP, ONEE, Holmarcom, investissent divers marchés, allant du logement, via l’érection des villes nouvelles aux cimenteries, en passant par les infrastructures, les utilités (eau, électricité, assainissement) et autres engrais phosphatés, à travers une dizaine de pays.
 
Le forum économique en tremplin
 
L’impulsion des relations économiques renforcées se décline par tout un ensemble de contrats signés par les opérateurs économiques, au cours des forums économiques organisés respectivement dans les capitales des pays visités. À titre d’exemple, en Guinée, Alpha Condé, président de la Guinée et le roi Mohammed VI du Maroc ont présidé, la cérémonie de signature de 21 accords bilatéraux, dans différents domaines de coopération. Des partenariats qui ont concerné le groupe Addoha, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (Ofppt), l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), MedZ (aménageur- développeur du Maroc), l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym), le groupe Management, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), le groupe Attijariwafa Bank, le groupe OCP, la Fondation Mohammed VI pour le développement durable, le groupe Banque Populaire (BP), et un certain nombre de départements ministériels, notamment ceux de l’Économie et des finances, de l’Industrie, du Commerce, des Investissements et de l’Économie numérique, et du Tourisme.
 
Daouda MBaye
 
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