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Top 10 des opérateurs Version imprimable
13-10-2014
Désormais, les relations économiques entre le Maroc et les États d’Afrique au sud du Sahara s’inscrivent dans l’efficacité et la performance. Au-delà des rencontres B2B que facilitent les forums économiques, en marge des visites du roi, de grands groupes signent des conventions de partenariat pour réaliser des projets win-win.
 
Attijariwafa bank, présente dans 22 pays africains
 
Fondé en 1904, Attijariwafa bank est le premier groupe bancaire et financier au Maghreb et de l’Uemoa et acteur de référence de la Cemac. En plus de l’activité bancaire, le groupe opère, à travers des filiales spécialisées, dans les métiers financiers : assurance, crédit immobilier, crédit à la consommation, leasing, gestion d’actifs, intermédiation boursière, conseil, location longue durée, factoring… Le groupe emploie plus de 16 000 collaborateurs et gère un portefeuille de 6,8 millions de clients. Attijariwafa bank est basé au Maroc et opère dans 22 pays à travers des filiales bancaires contrôlées majoritairement par le groupe. En Afrique : Tunisie, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso, Guinée Bissau, Mali, Côte d’Ivoire, Congo, Gabon, Cameroun, Togo, Niger. En Europe : France, Belgique, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas. La banque est aussi présente à travers des bureaux de représentation à Londres, Dubaï, Riyad et à Tripoli.
 
BMCE Bank, plein cap sur l’Afrique
 
BMCE Bank, présente depuis plus d’une décennie en République Populaire de Chine à travers son bureau de représentation à Pékin, a été la première banque marocaine à s’installer en Asie, avec pour mission principale de faciliter les relations avec les entreprises et les investisseurs chinois. Présente également en Afrique subsaharienne depuis plus de 25 ans, BMCE Bank y a renforcé son réseau par l’acquisition de Bank Of Africa en 2008. Créée en juin 1989, BOA est basée dans 17 pays du continent africain : Bénin, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Ghana, Kenya, Djibouti, Madagascar, Mali, Niger, République Démocratique du Congo, Sénégal,Togo, Congo, Tanzanie, Uganda, Kenya.
 
Groupe Banque Populaire, le second souffle d’un pionnier
 
Le Groupe Banque Populaire (GBP) est l’une des premières institutions bancaires du Royaume. Il tire sa force de ses valeurs de solidarité, de mutualité et de son organisation unique au Maroc. Il est composé de 10 Banques Populaires régionales (BPR) à vocation coopérative, de la Banque Centrale Populaire (BCP), organe central du Groupe, de forme société anonyme cotée en Bourse, de filiales spécialisées, de fondations et de banques et représentations à l’étranger. Tout cet ensemble opère dans le cadre d’une synergie. Le GBP est présent dans 11 pays africains (Maroc, Mauritanie, Sénégal, Mali, Niger, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Guinée et Centrafrique) et 13 pays à travers le monde (Espagne, France, Italie, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Grande-Bretagne, Danemark, Suisse, Canada, États-Unis d’Amérique, Émirats arabes unis et Arabie saoudite).
 
Maroc Telecom, la rentabilité des filiales africaines
 
En dehors des frontières marocaines, Maroc Telecom est présent au Gabon, en Mauritanie, au Mali et au Burkina Faso. Selon le PDG du groupe Maroc Telecom, les résultats annuels traduisent un succès encourageant pour d’autres investissements dans le continent. Maroc Telecom, à travers sa filiale Gabon Télécom, détient environ 32% du marché gabonais. En Mauritanie, la filiale Mauritel possède presque 62% du parc du marché des télécommunications en Mauritanie. Pour sa part, Sotelma au Mali détient 41,2% de part de marché. Au Burkina Faso, la filiale Onatel, elle, détient 46% du marché burkinabé.
 
Addoha, un quart du CA en Afrique en 2016
 
À l’image des investisseurs du monde qui veulent profiter de la croissance en Afrique au sud du Sahara, plusieurs groupes marocains ont mis le cap sur la sous-région.
 
Le groupe Douja Promotion Addoha ne fait pas partie des premières compagnies marocaines à se déployer dans la zone. Mais aujourd’hui, vu son périmètre d’action et les programmes engagés, il figure parmi les leaders. La stratégie d’Anas Sefrioui, PDG du groupe, repose sur le développement de programmes de logements sociaux (plusieurs dizaines de milliers) et de construction de cimenteries, dont la capacité moyenne est de 500 000 tonnes/an, via Cimaf (Les Cimenteries de l’Afrique) en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée-Conakry, en Guinée-Bissau, au Cameroun, au Congo, mais aussi au Tchad, au Togo, en Angola, en Tanzanie et en Éthiopie. Les ambitions du groupe Addoha sont importantes dans cette partie de l’Afrique. Il vise à y réaliser, entre 2015 et 2016, un quart de son chiffre d’affaires, soit 2 milliards de dirhams. On peut croire que cet objectif sera atteint vu que c’est avec les plus hautes autorités de ces pays que des contrats et conventions sont signés pour la réalisation des chantiers.
 
Alliances, de grandes ambitions
 
Alliances, autre groupe immobilier de premier plan au Maroc, qui a aussi des activités dans la construction (bâtiments, levage et routes) et les travaux publics et les services (Almod – maîtrise d’ouvrages délégués, Altadec – achat d’équipement et de mobilier et Alhis – services hôteliers et parahôteliers), a conclu la construction, via sa filiale EMT (Entreprise marocaine de travaux) de 6 000 logements, très rapidement portée à 10 000, allant du social au haut standing, en passant par le moyen standing, à Abidjan en Côte d’Ivoire. Dans ce pays, où la croissance est forte, Alliances n’a pas hésité à s’engager dans de très grands projets immobiliers. Avec EMT, le groupe s’inscrit dans la réalisation de vastes projets en partenariat avec des entreprises locales de construction, assure-t-on. À Dakar, après la signature en 2013 d’un accord avec le gouvernement du Sénégal, le groupe Alliances s’est engagé sur un projet de 25 000 logements à réaliser en 4 phases, sur une durée de 6 à 8 ans. La convention a été paraphée par Khoudia MBaye, ministre sénégalaise de l’Habitat et de l’urbanisme, et Mohamed Alami Lazrak, PDG du groupe Alliances. Il s’agit d’un pôle urbain qui sera érigé autour du Centre de la Francophonie à Diamniadio. Ces deux exemples révèlent l’ambition de ce promoteur pour réaliser de tels projets en Afrique au sud du Sahara.
 
Le groupe, créé en 1994 et qui revendique d’être le premier groupe immobilier et touristique intégré au Maroc, a démontré ses capacités avec le lancement en 2010 d’un programme de 160 000 logements dont 110 000 sociaux. En 2013, Alliances Développement Immobilier a affiché un chiffre d’affaires de 4,27 milliards de dirhams, mais le groupe envisage un programme d’investissement de plus de 50 milliards de dirhams à l’horizon 2017.
 
OCP, un leader incontesté
 
L'OCP (Office chérifien des phosphates) a été créé le 7 août 1920. Depuis, la structure s’est érigée en un groupe qui figure parmi les leaders mondiaux sur le marché des phosphates et de ses dérivés. Capitalisant sur la richesse du sous-sol, le groupe OCP extrait, valorise, commercialise le phosphate, les dérivés phosphatés et services y afférents. Aujourd’hui, c’est le 1er exportateur mondial de roche de phosphate et d’acide phosphorique. Le groupe, devenu l’un des plus grands producteurs d’engrais au monde et qui se déploie en Afrique au sud du Sahara, notamment via différentes participations et conventions de partenariats, est dirigé par Mustapha Terrab. Présent sur toute la filière, le groupe OCP compte une vingtaine de filiales dans différents Business Units, singulièrement Mine & transformation (Phosboucraâ, Prayon, Euro Maroc Phosphore ou Emaphos, Jorf Fertilizer Company, Indo Maroc Phosphore ou Imacid, Pakistan Maroc Phosphore ou PakMaroc, Zuari Maroc Phosphoates Ltd, Paradeep Phosphates Ltd), Commerce international (OCP International, OCP Fertilizantes, OCP Argentina, OCP do Brazil, Black Sea Fertilizer Trading Company), Ingénierie & conseil (Jacobs Engineering ou JESA, Transportation and Management Consultants, DuPont OCP Operations Consulting) et Développement des écosystèmes (Société d’aménagement et de développement vert, Société d’aménagement et de développement de Mazagan, OCP Innovation Fund for Agriculture, Fondation OCP).
 
Holmarcom, concepteur de villes nouvelles au Sénégal
 
Le groupe Holmarcom, via sa filiale Peacock Investments, développe le projet la «Cité des fonctionnaires» au Sénégal. Il porte sur la construction de 5 000 logements sociaux à Diamniadio, dans la périphérie de Dakar, au Sénégal. Les chantiers avancent correctement, suivant les responsables. Après le démarrage des travaux d’un premier lot de logements de 2 850 unités, Peacock Investments a entamé la seconde tranche, portant sur 400 logements. Il s’agit d’un programme immobilier qui cible principalement les fonctionnaires, ainsi que les salariés du secteur privé, à la recherche de logements individuels dans les environs de Dakar à un prix accessible. Le chantier se présente sous forme de projet intégré qui prévoit la construction d’un ensemble d’équipements de services publics et de zones de commerce, afin de mettre à la disposition des habitants, toutes les commodités du quotidien, notamment une école et une mosquée ainsi que des commerces de proximité. Pour l’avenir, le groupe Holmarcom prévoit un plan de développement stratégique en Afrique au sud du Sahara, aussi bien dans le secteur de l’immobilier que dans les autres secteurs d’intervention du groupe, à savoir la finance (assurances et réassurance, notamment Atlanta, Sanad, CPA), l’agroalimentaire (Les Eaux minérales d’Oulmès, Société marocaine du thé et du sucre, les Domaines de l’Oriental, Huiles d’olives de la Méditerranée), la distribution et la logistique (Comptoir métallurgique marocain, Mass Céréales Al Maghrib, Yellow Rock, Défi Courses), la manutention, le transport aérien (Air Arabia) et autres, tels que les médias (Radio Plus), l’industrie (Olléaris pour la conception de réservoirs, de tuyauteries, de gaines…)
 
Groupe Saham : assurances et finance
 
Le Groupe Saham opère dans différents domaines, dont les assurances, les télécommunications, la logistique, la distribution, l’offshoring et la santé. Il a été fondé en 1995 par Moulay Hafid Elalamy, une personnalité de premier plan dans le monde des affaires au Maroc. Le groupe est surtout actif dans les secteurs de l’assurance et de l’offshoring. Il mène une stratégie d’expansion orientée vers l’Afrique et le Moyen-Orient. Pour renforcer ses capacités, Saham Finances a ouvert son capital à trois investisseurs internationaux : la SFI (groupe Banque mondiale), le fonds Abraaj Capital, et plus récemment Wendel. Aujourd’hui, le groupe est présent dans 22 pays d’Afrique. Saham Assurance dispose d’un réseau international de 650 agences, par une implantation dans 20 pays, via 37 filiales en Afrique.
 
L’ONEE, un bon relais
 
La fusion de l’Office national d’électricité (ONE) et l’Office national d’eau potable (ONEP) a été rendue effective par la Loi 40-09, adoptée en séance plénière par la Chambre des conseillers, le 21 septembre 2011. L’objectif avoué était de moderniser les services publics dans les secteurs vitaux de l’eau et de l’électricité. Aussi, la fusion est venue répondre à une logique évidente de synergie dans le multiservice. Aujourd’hui, l’ONEE est engagée dans des contrats en Guinée, au Mali, au Sénégal… Mais, bien avant ce rapprochement, l’ONE avait déjà pied au Sénégal. En effet, la Compagnie marocosénégalaise d’électricité, filiale à 100% de l’ONE du Maroc, a obtenu, en mai 2008, la première concession d’électrification rurale sur 11 effectuées par Agence sénégalaise d’électrification rurale. Rappelons que la concession de distribution d’électricité court sur une période de 25 ans. Elle couvre les villes de Dagana, Podor, et Saint-Louis (20 000 foyers dans près de 300 villages dans le nord du Sénégal).
 
L’approvisionnement de l’électricité devant se faire par raccordement au réseau électrique et par des kits solaires individuels. Depuis, la concession s’est étendue à d’autres villes, telles que Louga, et la Comasel compte dans son tour de table la SFI, filiale de la Banque mondiale, qui a pris 16% des parts. Au Cameroun, le consortium marocain, comprenant l’ONEP, Med Z, Delta Holding et Ingema, a été adjudicataire, au début du mois de mai 2008, de l’appel d’offres international pour une concession d’affermage sur 10 ans, pour approvisionner en eau potable 105 villes. Après la privatisation de la SNEC (Société nationale des eaux du Cameroun), l’objectif était de doubler les abonnés en 2018 (500 000).
 
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