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UBA «Nos efforts de soutien au financement du secteur privé national tournent autour de 40 milliards Version imprimable
22-09-2014
À peine aux commandes de UBA (United Bank For Africa), en remplacement de l’Ivoirien Jean-Luc Konan, Mme Amie Ndiaye Sow, une égérie du secteur bancaire en Afrique, qui a bien pris ses marques, nous livre sa grande première interview.
 
Les Afriques : Quel est l’état du portefeuille et des provisions techniques de UBA Sénégal au 31 décembre 2013 ?
 
Amie Ndiaye Sow : Les provisions passées au 31 décembre 2013 sur les créances douteuses et litigieuses ont représenté 3,45% du total de notre portefeuille. Nous avons essayé ainsi tant bien que mal de limiter les provisions et de les maintenir en deçà de la norme admise par notre groupe qui est de 5%. Mais nous sommes aussi conscients que les provisions sur créances douteuses sont inhérentes à notre métier de banque. Pour cela, nous avons mis en place des mécanismes de recouvrement adaptés.
 
LA : L’activité bancaire 2013 sur la place dakaroise n’a pas été facile globalement, surtout pour des banques du middle market du fait de leurs résultats nets en baisse. Qu’est-ce qui explique selon vous ce bond réalisé par UBA Sénégal ?
 
A.N.S. : C’est vrai que le constat d’ensemble qui a été fait est une baisse du résultat des banques en général, que vous considérez comme occupant une position intermédiaire sur le marché. Cependant, nous avons pu tirer notre épingle du jeu en enregistrant des performances assez reluisantes pour l’exercice clôturé au 31 décembre 2013 avec un résultat net de 4 342 millions de f CFA, correspondant à un taux de progression de +8% comparé à l’exercice précédent.
 
Cette performance a été encore, pour la 2ème année consécutive, récompensée par la revue internationale «Banker» qui a consacré UBA comme la banque sénégalaise de l’année.
 
Le maintien de cette croissance est dû à notre option stratégique consistant à identifier et à concentrer nos efforts dans des secteurs porteurs de croissance et à forte valeur ajoutée.
 
Nous avons poursuivi tout au long de l’année nos objectifs de croissance en développant et en diversifiant nos offres de produits avec la mise à disposition de la clientèle des services bancaires innovants qui répondent à leurs attentes. Nous allons continuer sur la même lancée en mettant de plus en plus l’accent sur la qualité des services et en essayant d’apporter des réponses appropriées et adaptées aux besoins du client.
 
LA : À combien se chiffre la contribution de UBA Sénégal dans le cadre du financement du secteur privé et de l’appui à l’État ?
 
A.N.S. : Nous entendons poursuivre notre mission fondamentale qui est de participer activement au développement économique et d’y jouer pleinement notre partition.
 
Nos efforts de soutien au financement du secteur privé national tournent autour de 40 milliards de f de CFA.
 
Nous continuons à soutenir l’État et le secteur privé, notamment les PME-PMI, les industries et, d’une manière générale, toutes les activités économiques du pays.
 
Nous souhaitons encore cette année renforcer considérablement notre contribution au financement de l’économie sénégalaise à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE). Notre banque est en train de réfléchir sur l’apport que notre groupe pourra apporter à l’État du Sénégal en finançant des projets de grande envergure, pour marquer notre participation active au développement et à l’émergence économiques du pays. LA :Avez-vous des projets dans le pipe pour booster le réseau monétique ?
 
A.N.S. : Dans notre politique d’offres de services innovants figurent en bonne place les produits de la monétique. En effet, nous avons développé, à côté de nos produits classiques comme les cartes Visa, le mobile et l’internet banking, une activité monétique ciblant les personnes non bancarisées, en mettant àleur disposition des offres complètes de produits variés, accessibles et à moindre coût.
 
C’est dans ce sens que nous avons mis sur le marché les cartes prépayées pour la catégorie de clients ne disposant pas de comptes bancaires. Par ailleurs, nous avons finalisé notre connexion au réseau GIM-Uemoa qui est une innovation majeure compte tenu du rôle dévolu à la monétique dans notre stratégie de conquête du marché. En effet, avec l’interbancarité et l’interopérabilité nationale et régionale, nous permettons à nos clients détenteurs de cartes GIM d’avoir accès à un réseau beaucoup plus large avec des coûts moindres.
 
LA : Quelles sont les perspectives en termes d’extension du réseau UBA à travers le pays ?
 
A.N.S. : S’agissant de l’expansion de notre réseau, nous voulons, après avoir consolidé notre position sur notre secteur opérationnel, mettre en oeuvre notre plan stratégique orienté vers la banque de proximité.
 
Ainsi, outre la densification du réseau à Dakar, nous envisageons avant la fin de l’exercice en cours de finaliser notre installation dans les régions de l’intérieur, pour trouver de nouveaux relais de croissance en nous rapprochant de notre clientèle pour mieux la servir et aussi diversifier nos sources de revenus. Les études d’architecture pour les sites à construire sont très avancées et nous pensons pouvoir réaliser cet objectif, au grand bénéfice de nos clients qui nous ont toujours témoigné leur confiance.
 
 
Propos recueillis par Ismael Aidara
 
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