APE : La Côte d’Ivoire a signé Version imprimable
26-12-2008

La Côte d’Ivoire a signé le 26 novembre dernier l’Accord de partenariat économique (APE) intérimaire avec l’Union européenne qu’elle avait paraphé en décembre 2007.

Elle est le premier pays de l’Afrique de l’Ouest à franchir le pas, en violation des dispositions des deux unions auxquelles elle appartient, l’Union économique et monétaire ouest-africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, qui avaient enjoint leurs pays membres à les laisser conduire la négociation pour aboutir à un accord régional.

La Côte d’Ivoire et le Ghana, autre pays qui avait paraphé l’accord intérimaire, sont des pays qui ne bénéficient pas de la clause « tout sauf les armes » qui permet aux autres pays de la région, même en l’absence d’accord avec l’Union européenne, de pouvoir y faire entrer leurs produits d’exportation. « La Côte d’Ivoire a intérêt à signer les accords commerciaux intérimaires proposés par l’Union européenne, en attendant la conclusion des APE, car, à défaut, à partir du 1er janvier, les bateaux européens ne pourront plus transporter les produits de base ivoiriens, comme la banane et le cacao », avait expliqué en décembre 2007 Louis Michel, le commissaire européen au développement.

 

Intégration régionale

L’accord d’étape prévoit la suppression immédiate des taxes sur certaines exportations européennes et la diminution progressive des tarifs douaniers sur 15 ans en attendant la libéralisation totale des échanges commerciaux avec l’Europe. Certains produits continuent donc à bénéficier de conditions préférentielles d’accès au marché européen.

En 2007, la Côte d’Ivoire avait aussi été le premier pays de la région à parapher l’accord intérimaire avec l’Union européenne.

En 2007, la Côte d’Ivoire avait aussi été le premier pays de la région à parapher l’accord intérimaire avec l’Union européenne. Accusée de fragiliser les communautés africaines en poussant certains pays à signer, l’Union européenne s’en défend.

Karl-Friedrich Falkenberg, directeur général adjoint au Commerce de la Commission souligne que l’UE soutient l’intégration régionale, notamment par l’appui à la mise en œuvre du tarif extérieur commun CEDEAO, l’interconnexion et la modernisation des douanes, l’approfondissement du marché régional ouest-africain, ou la création d’organismes régionaux de normalisation et de certification qualité.

 

Robert Adandé

(reprise de l'article du numéro 56, du 10 au 17 décembre 2008)

 
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