L’île Maurice et le Botswana, champions africains de la fiscalité Version imprimable
31-03-2008

Les deux pays africains sont les seuls à figurer dans le top 20 du classement réalisé par la Banque mondiale en partenariat avec le cabinet Pricewaterhourse Coopers.

Par Louis S. Amédé, Abidjan

Des puissances économiques internationales telles que la France, l’Allemagne et les Etats-Unis d’Amérique figurent dans l’ordre aux 82e, 67e et 76e positions.

Dans leur nouveau rapport intitulé « Paying Taxes 2008 », qui compare les régimes fiscaux dans 178 pays, publié par la Banque mondiale, l'IFC (International Finance Corporation) et PricewaterhouseCoopers, l’Afrique place deux pays dans le top 20 : l’Ile Maurice et le Botswana. Ils occupent respectivement la 11e et la 14e place d’un classement où des puissances économiques internationales telles que la France, l’Allemagne et les Etats-Unis d’Amérique figurent dans l’ordre aux 82e, 67e et 76e positions. En effet, chez les deux africains les mieux classés parmi les destinations les plus attrayantes fiscalement pour les capitaux étrangers, le taux des impôts rapporté aux profits commerciaux est bien faible. Au Botswana, ce ratio synonyme de ponction sur le bénéfice avant impôts et taxes est de 17% pour un nombre total de 19 taxes à acquitter. En Ile Maurice, ce rapport est de 22% pour un nombre de 7 taxes. Pour les auteurs du rapport « Paying Taxes 2008 », « les gouvernements qui ont mis en œuvre des réformes fiscales en ont récolté les fruits sous la forme d’un coup de fouet aux investissements et à la croissance. Là où la pression fiscale est moins élevée pour les entreprises, on assiste à une augmentation des sociétés faisant leur apparition sur le marché ».

Marge de progression En matière fiscale, les pays africains ont cependant des progrès à faire pour figurer parmi les 10 pays où entreprendre serait très aisé. Bien des reformes restent à accomplir pour stimuler et densifier le flux actuel de capitaux. Ces efforts complémentaires devraient prendre principalement la forme « de construction ou de consolidation de systèmes financiers internes afin que ceux-ci soient à même de canaliser et de drainer effectivement vers les économies nationales les flux de capitaux », fait noter Jean-Louis Ekra, président de la banque africaine d’import/export Afreximbank. Ces efforts devront également porter sur une supervision du secteur financier, un renforcement des infrastructures et des capacités institutionnelles et réglementaires du marché financier, la transparence des transactions… Pas si cher à payer, somme toute, pour consolider la tendance actuelle des capitaux étrangers non générateurs d’endettement en quête d’opportunités d’investissement sur le continent.

L'Ile Maurice et le Botswana, champions africains de la fiscalité

 

 
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