Le Nigeria baisse ses tarifs douaniers Version imprimable
24-04-2008

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a émis l’ambitieuse ambition d’instaurer le tarif extérieur commun, TEC, avant la fin de l’année.

La quasi-totalité des observateurs croient l’objectif irréalisable tant les divergences sont nombreuses entre les quinze pays, mais surtout entre le Nigeria et huit des pays membres qui font aussi partie de l’Union économique et monétaire, UEMOA, qui a un TEC avec quatre taux : 0%, 5%, 10% et 20%. Ce tarif ne convient pas au Nigeria parce qu’il nuirait à son agriculture et à ses produits pharmaceutiques qui ne sont pas frappés de droits de douane dans l’UEMOA.
Le Nigeria a une taxe douanière de 50% et souhaite une protection tarifaire pour son industrie pharmaceutique dont la qualité des productions est contestée dans la région. Le problème des médicaments reste entier. En revanche, les positions viennent de se rapprocher sur le taux de taxation. Le Nigeria accepte de baisser ses tarifs douaniers de 50 à 30%, a déclaré la semaine dernière son ministre des Finances, Shamsuddeen Usman. La mesure ne s’adresse toutefois pas aux seuls partenaires de la CEDEAO. Elle tire également les leçons de l’application contre-productive d’une mesure de protection. La taxe de 50% sur le riz devait encourager la production locale. Il n’en a rien été. Elle n’a servi qu’à alimenter une juteuse contrebande.

CES

 
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