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Forum BOAD Afrique : le bilan mitigé du cinquantenaire Version imprimable
22-06-2010

Entre rendez-vous manqués et réels progrès, le verre est à moitie vide ou à moitié plein.

Aminata Traoré : « Le partenariat gagnant-gagnant que les puissances occidentales (…) semblent découvrir subitement n’est qu’un écran de fumée de plus pour maquiller la même logique de domination et de pillage (…) L’Afrique utile, c’est l’Afrique sans les Africains. »

Aminata Traoré : « Le partenariat gagnant-gagnant que les puissances occidentales (…) semblent découvrir subitement n’est qu’un écran de fumée de plus pour maquiller la même logique de domination et de pillage (…) L’Afrique utile, c’est l’Afrique sans les Africains. »

La commémoration des cinquante ans d’indépendance des pays africains francophones, à la notable exception du Cameroun, n’a, pour l’heure, été que l’occasion de fêtes et de célébrations. La Banque ouest-africaine de Développement a utilement saisi l’occasion, elle, pourtant née il y a trente-sept ans, pour inviter à une réflexion sur le « Développement durable et promotion des grands projets structurants dans l’espace UEMOA : évaluation des réalisations et défis à relever ».

L’intitulé du Forum rend imparfaitement son ambition. Comme du reste l’a souligné le président de l’institution, Abdoulaye Bio Tchané, le continent étant « à la charnière d’un cinquantenaire qui s’en va et d’un cinquantenaire qui s’en vient, la double question suivante devient alors inéluctable pour les décideurs africains et amis de l’Afrique que nous sommes : D’où venons-nous ? Où allons-nous ? » Le Forum se voulait instance de ces interrogations.

Pour y répondre, un bon casting : l’ancien directeur de l’Agence française de développement, bras séculier de l’ancienne puissance coloniale dans la sphère francophone, dont elle vient toutefois de s’émanciper. Jean Michel Severino a livré ses Réflexions sur la problématique du développement de l’Afrique. Bilan prometteur, à défaut d’être positif. Il y a, pour lui, de réels motifs d’optimisme, mais l’essai demande à être transformé.

Avec sa vigueur habituelle, l’altermondialiste malienne Aminata Traoré lui a répondu en écho, dans le sujet qu’elle a traité, Exigences sociales, économiques, politiques et écologiques de l’émergence de l’Afrique : « Le partenariat gagnant-gagnant que les puissances occidentales, en l’occurrence la France, semblent découvrir subitement n’est qu’un écran de fumée de plus pour maquiller la même logique de domination et de pillage (…) L’Afrique utile, c’est l’Afrique sans les Africains ».

Les Africains, il faut les former, réagit pour sa part l’ancien secrétaire exécutif de la Fondation africaine pour le renforcement des capacités (ACBF), Soumana Sako, en énonçant les « Ressources humaines [nécessaires] pour accompagner l’émergence du continent africain ».

 

ZEM

Le Forum n’a, bien sûr, pas échappé à l’environnement, dans une capitale togolaise de plus en plus polluée par les gaz d’échappement des ZEM, ces cyclomoteurs de transport public.

MGbra Nguessan, vice-président d’Afrique Econoler International a exposé les « Stratégies, promotion et financement de projets d’adaptation au changement climatique » et Massamba Tioye, administrateur du programme Mécanisme pour un développement durable de la convention-cadre sur les changements climatiques, la « Promotion et financement des projets admissibles au mécanisme pour un développement propre (MDP) ». Une réelle opportunité, non encore saisie par l’Afrique, qui n’a bénéficié que de 1 à 2% d’un marché évalué à 144 milliards de dollars, en 2009.

Malgré tout, Bassary Touré, vice-président de la BOAD, identifie « sur la route du succès, quelques exemples de réussite en matière de financement de projets dans l’espace UEMOA ». Un autre de la maison, Pierre Claver Damiba, président honoraire de la BOAD, en artisan, a rappelé les fondements de la « Conception et promotion de grands projets structurants (énergie, chemin de fer, avion, industrie de coproduction, etc.) sur la base de mutualité d’intérêts régionaux. »

François Carme, de la coopération allemande, GTZ Bénin, a conclu le volet infrastructures avec « Le financement de grands projets dans le secteur de l’énergie solaire ».

D’autres moments de réflexion s’annoncent sur « l’Afrique des coups d’Etat, des conflits ethniques, territoriaux et frontaliers, des nouvelles pandémies, des villes trop vite grandies et trop vite devenues mégapoles, avec des jeunes en quête d’emplois », mais aussi « l’Afrique [qui] vient de connaître, avant la crise économique internationale, dix bonnes années de progrès avec l’amélioration substantielle de sa situation macroéconomique » pour reprendre les mots du président de l’institution.

 

CES

 
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