Accès abonné :              
Journal en ligne - []
PIED DE LETTRELa leçon non sue de Mandela
RELATIONS INTERNATIONALESOMC Entre échec et espoir
DOSSIERAhmed Ezz Condamné mais riche
DOSSIERAli Wakrim Le discret d'Akwa Group
DOSSIERStrive Masiyiwa Un pionnier de la libéralisation des télécoms en Afrique
DOSSIERMoulay Hafid Elalamy Le patron 2.0
DOSSIERMohamed Bensalah La force douce des affaires
DOSSIERTony Elumelu Le Nigérian qui monte, qui monte
DOSSIERRostam Azizi Premier milliardaire tanzanien
DOSSIERAnas Sefrioui Addoha, c'est moi
DOSSIERSamih Sawiris Un «Swiris» en cache un autre
DOSSIERSudhir Ruparelia L'Ougandais le plus riche
DOSSIERTheophilus Danjuma Le général philanthrope
DOSSIERMiloud Chaabi Le self-made-man
DOSSIERAziz Akhannouch Le ministre homme d'affaires
DOSSIEROnsi Sawiris Le patriarche
DOSSIERStephen Saad A la tête du plus grand groupe pharmaceutique d'Afrique
DOSSIERKoos Bekker Le magnat des médias sud-africains
DOSSIERMohammed VI Le royal homme d'affaires
DOSSIERPatrice Motsepe Le sémillant minier
DOSSIERYasseen Mansour La fortune, la fraude et moi…
DOSSIEROthman Benjelloun Le leader
DOSSIERFolorunsho Alakija Une femme magnat du pétrole
DOSSIERYoussef Mansour Maître du Métro au pays du Nil
DOSSIERNaguib Sawiris Les télécoms c'est son métier
DOSSIERIssad Rebrab Le privilégié de l'Élysée
DOSSIERIsabel Dos Santos Se fait un prénom
DOSSIERMohamed Mansour Un jongleur en politique et économie
DOSSIERMike Adenuga De la dentelle à Globacom
DOSSIERChristoffel Wiese Le magnat de la distribution
DOSSIERNassef Sawiris Le vrai pharaon de l'Égypte
DOSSIERNicky Oppenheimer Le diamantaire philanthrope
DOSSIERJohann Rupert Discrétion et franc-parler
DOSSIERAliko Dangote Un self-mademan devenu milliardaire
Entreprises et MarchésTUNISAIR Première compagnie d'Afrique à bénéficier de la nouvelle génération A320
Entreprises et MarchésTUNISIE Le taux de la dépendance énergétique atteint 40%en octobre 2014
Entreprises et MarchésMAROC OCP double ses exportations vers l'Afrique en une année
Entreprises et MarchésMAROC i-conférence met en avant la poste africaine
Banque - AssurancesBID 98,4 millions de $ en faveur de 4 pays au sud du Sahara
Banque - AssurancesL'assureur panafricain SUNU blinde ses coffres
Banque - AssurancesCAMEROUN Chanas-Assurances cherche de nouveaux dirigeants
Banque - Assurances75 milliards de f CFA de la Banque mondiale pour la formation en Afrique
Bourses GABON Emission de 25 milliards de f CFA de titres sur le marché de la...
BoursesCAMEROUN Les grandes lignes de l'emprunt obligataire de 150 milliards de f CFA
BoursesBOURSE DE TUNIS Hausse du revenu global des sociétés cotées
Politique - EconomieMALI Reprise des avances du Fonds monétaire international
Politique - EconomieBURKINA FASO Nouvel appui budgétaire de la Banque mondiale
Politique - EconomieNIGÉRIA Boko Haram sème la terreur dans le nord
Politique - EconomieFRANCOPHONIE Michaelle Jean, nouvelle secrétaire générale
Politique - EconomieFRANCOPHONIE Le rendez-vous de Dakar
Politique - EconomieTUNISIE Le taux de croissance s'élève à 2,3%, durant le 3ème trimestre 2014
Le textile-habillement résiste à la crise politique tunisienne Version imprimable
26-01-2011

Au lendemain de la chute du régime de Ben Ali, le point sur les activités industrielles de la filière textile et habillement avec le témoignage de Rym Charradi Milad, chef du département du Centre au Cettex (Centre technique du textile), une institution sous tutelle du Ministère de l’industrie et de la technologie.

Les Afriques : Comment la filière textile et habillement réagit-elle à la crise politique qui secoue le pays ?

Rym Charradi Milad : Pour l’heure, il est prématuré de dire si la filière a subi des dommages. Si retombées il y a, elles ne seront quantifiables que d’ici deux à trois mois. L’impact n’a d’ailleurs pas été ressenti directement, car il n’y a pas eu d’interruption de travail depuis le début des émeutes, il y a un mois. Tout juste avons-nous été limités dans nos déplacements le soir. Dans tous les cas, les perturbations telles qu’observées à Tunis n’ont pas été de même intensité dans la région du Centre.

« Pour ma part, je pense que l’Union européenne va encore davantage accroître son volume de « subventions » pour développer l’industrie tunisienne et les exportations. »

Monastir et le Sahel ont en effet manifesté plus tardivement que dans la capitale. Ainsi, nous avons pu expédier sans problèmes les commandes conteneurisées par voie maritime. De même, l’approvisionnement des usines s’effectue. Pour preuve, Benetton, qui est implanté à Kasserine, travaille, ainsi que Sartex, une entreprise qui emploie 3000 personnes.

 

LA : Il n’y a donc pas eu de fermeture temporaire d’usines ?

RCM : Il n’y a pas eu de blocage réel, même si certains ont bel et bien été saisis par un état de panique. Quelques entreprises étrangères ont eu un peu peur et ont pris des mesures de sécurité en fermant leurs unités, voire en pensant à rapatrier le personnel. Mais au niveau de la région du Centre, le bastion de l’industrie textile où sont concentrées 1100 entreprises sur les 2000 que compte le pays, il n’y a pas eu de fermetures d’ateliers. Ni de problèmes majeurs liés aux importations ou aux exportations, si ce n’est un ralentissement observable au niveau des entrées de marchandises, ceci pour des raisons de sécurité. L’expédition des produits finis a été assurée par transport maritime et aérien.

Pour preuve, en décembre 2010 les exportations ont enregistré une hausse de 26% en valeur et de 19,4% en poids sur la filière textile, comparativement au mois de décembre 2009. De même pour la filière habillement avec une croissance de 7,0% en valeur et de 10,1% en poids. Ces évolutions permettent de clôturer l’année 2010 avec un taux de croissance global du secteur textile-habillement de 6,77% en valeur et 10,93% en poids.

 

LA : Dans ce contexte de crise, quelle peut être la réaction de l’Europe vis-à-vis de son partenaire tunisien, avec lequel de multiples programmes ont été engagés depuis fort longtemps ?

RCM : La Tunisie et l’Europe sont sur le même bateau. Pour ma part, je pense que l’Union européenne va encore davantage accroître son volume de « subventions » pour développer l’industrie tunisienne et les exportations, car nous sommes le portail de l’Europe. L’UE mise en effet beaucoup sur notre pays, avec lequel elle a établi un premier programme de partenariat économique gagnant-gagnant en 1995. S’en est suivi, entre 2003 et 2009, un Programme de modernisation industrielle (PMI) doté de 50 millions € qui a fortement contribué au développement industriel. Le Programme d’appui à la compétitivité des entreprises et la facilitation de l’accès au marché (PCAM), qui est financé à hauteur de 23 millions € par l’Union européenne, prend à présent le relai du PMI. Son démarrage officiel est prévu en 2011. Il s’attache à l’amélioration de la capacité des entreprises tunisiennes à répondre aux exigences réglementaires et normatives du marché – notamment européen –, et à renforcer les moyens d’intervention des organismes et des structures d’évaluation de la conformité couvrant les produits mécaniques, électriques et de construction.

 

Véronique Narame

 
< Précédent   Suivant >