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RDC : Adolphe Lumanu Mulenda, un pilier du système Kabila fils Version imprimable
07-07-2010

Certains avaient estimé que le départ de Mulenda Adolphe était acquis. En vain. Le président Kabila vient de lui confier les grands dossiers de l’Etat.

Certains avaient estimé que le départ de Mulenda Adolphe était acquis. En vain. Le président Kabila vient de lui confier les grands dossiers de l’Etat.

Au palais de Kinshasa, la réalité est toute autre. Presque ou pas, le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, de par sa nature et son style, n’a pas trop pris goût à s’attacher les services attitrés d’une éminence grise qui conceptualise et vend ses idées. Il veut rester un pur produit du maquis, marchant sur les traces de son défunt père, Kabila Désiré. Sa timidité et son sens élevé de la citoyenneté responsable peinent à le faire sortir du bois. Toutefois, depuis quelques années, la donne semble bien changer. Sa méthode qui allie fermeté et ouverture fait peur à son entourage qui éprouve de la peine à le suivre. Plus l’homme fort de Kinshasa se fait discret, dit-on, plus l’entourage immédiat se pose des questions sur ses intentions. Difficile de le cerner.

 

En dépit d’un système politique acquis à sa cause, Joseph Kabila a pris le temps de réfléchir sur la task force qui doit mettre en œuvre ses idées. Au palais de l’Ituri, un homme s’est fait de la place dans un dispositif opaque, où seul le président est l’éternel maître à bord. Son nom : Adolphe Lumanu Mulenda, directeur de cabinet de Joseph Kabila. Ancien ministre des Infrastructures, Adolphe Bwana Mulenda fait partie des personnages les plus réseautés du pays. Ce qui lui avait valu le titre de Raïs 2 de Kin. Une casquette qu’il avait, du reste, peine à porter devant ses collègues du gouvernement.

Sa loyauté et sa pugnacité à accomplir avec brio les missions que le chef de l’Etat lui confiait ont fini de le propulser à la tête du cabinet présidentiel. Il devient, en janvier 2010, l’homme le plus courtisé de Kin. Son bureau, qui ne désemplit guère, est fréquenté par les barons du régime, homme d’affaires du pays et multinationales étrangères. Adolphe Mulenda a gagné la confiance du chef de l’Etat, plus que les caciques Matenda et Pierre Lumbé, deux proches conseillers du chef.

 

Mais, son influence a été mise à l’épreuve, suite à une affaire passionnelle qui l’opposa avec l’ambassadrice du Canada en République démocratique du Congo, Sigrid Anna Johnson. Cette dernière avait accusé le puissant dircab d’harcèlement au cours d’une entrevue au Palais, pour avoir tenté de l’embrasser. Une affaire qui avait été mal vue du côté d’Ottawa et du palais présidentiel, au point que le chef de l’Etat, Joseph Kabila, lui avait demandé de s’expliquer.

Dans les milieux bien informés, certains avaient estimé que le départ de Mulenda Adolphe était acquis. En vain. Le président Kabila vient de lui confier les grands dossiers de l’Etat ; signe de confiance avéré que les relations entre les deux hommes sont revenues au beau fixe. On lui prête une grande proximité avec l’épouse du chef de l’Etat, Madame Kabila, née Olive Luembé, qui lui a donné carte blanche. Connaîtra-t-il le même sort que ses prédécesseurs, dont on disait qu’ils étaient des caciques indéboulonnables ? Le temps nous édifiera. In fine, Adolphe poursuit son ascension chez les Kabila Junior.

 
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