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Alstom à l’entame d’une réelle industrie dans le ferroviaire au Maroc Version imprimable
11-01-2011

Au cours d’une cérémonie présidée par Mohammed VI au palais royal d’Agadir, une convention de partenariat a été signée, jeudi 6 janvier, entre le gouvernement du royaume du Maroc et le groupe Alstom dans le domaine du transport ferroviaire. Portant sur des engagements financiers de 9,5 milliards de dirhams, ce protocole devrait générer en dix ans quelque 5000 emplois.

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Le Maroc veut développer une industrie ferroviaire.

Suite aux récents accords portant sur les garanties de financement de la ligne de TGV Casablanca-Tanger, les bases d’une nouvelle industrie ferroviaire, à même d’assurer la fourniture de matériels roulants et équipements ferroviaires, sont en train d’être mises en place au Maroc. Une convention de partenariat entre le groupe Alstom et le Maroc a effectivement été signée, jeudi 6 janvier à Agadir, pour garantir le développement des métiers en relation avec le ferroviaire. Paraphée conjointement par les ministres marocains Ahmed Réda Chami, de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, et Karim Ghallab, de l’Equipement et du Transport, et par Patrick Kron, PDG d’Alstom, elle porte sur des investissements de 9,5 milliards de dirhams à l’horizon 2020.

Ce partenariat, qualifié de gagnant-gagnant par les deux parties, a été présidé par le souverain chérifien, et scellé en présence de deux de ses conseillers, Zoulikha Nasri et Omar Kabbaj, mais aussi de plusieurs membres du gouvernement, des directeurs d’établissements publics et autres personnalités.

 

L’éveil d’un secteur

Dans le détail, le groupe français, déjà bien présent au Maroc sur d’autres chantiers (les tramways de Raba-Salé et de Casablanca, réalisation des lignes de TGV) pour un chiffre d’affaires contractuel de 646 millions d’euros, prend plusieurs engagements. Primo, il devra acquérir des équipements destinés, notamment aux usines d’assemblage de matériels roulants et équipements ferroviaires européens, auprès de fournisseurs marocains, pour un montant pouvant atteindre jusqu’à 6 milliards DH, soit 535 millions d’euros. Secundo, Alstom s’engage à investir dans une nouvelle unité industrielle devant réaliser sur la période de la convention pas moins de 3,5 milliards DH, soit 310 millions d’euros, d’exportations. Mais aussi, il faudra que le leader du ferroviaire de l’Hexagone contractualise avec une société d’offshoring installée au Maroc, pour créer 65 postes d’emploi dans l’assistance informatique. Tertio, cet industriel veillera à conclure des accords pour soutenir des universités marocaines et participera, avec ses partenaires marocains, à la création et à l’animation d’un Institut de formation aux métiers du ferroviaire.

 

Un appoint aux efforts déjà entrepris

Rappelons que le Maroc a déjà mis en place un programme pluriannuel de développement des infrastructures ferroviaires. Aujourd’hui, cet effort d’investissement, scellé par un protocole d’accord avec Alstom, vient renforcer d’autres initiatives telles que le Pacte national pour l’émergence industrielle.

Si les ministres marocains signataires de la convention ont salué une avancée pour le développement économique et humain de toutes les régions du royaume et la mise en œuvre optimale des stratégies sectorielles, le PDG d’Alstom a mis l’accent sur la détermination du groupe français à cheminer, dans le long terme, avec ce pays, et à mettre son savoir-faire à sa disposition afin d’accompagner son émergence industrielle.

A noter qu’à l’issue de la cérémonie de signature, ce dernier, qui formule déjà le vœu d’étendre les champs d’application du partenariat sur d’autres secteurs, tels que l’éolien, a été décoré par SM le roi Mohammed VI du Ouissam Alaouite de l’ordre de Commandeur.

Daouda MBaye

 
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