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Finance islamique : l’offre et la demande en Afrique de l’Ouest Version imprimable
29-06-2011

Comment le marché ouest-africain, fort attractif, peut-il intéresser les fonds islamiques ?

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Abdoulaye Wade : « Si l’Etat du Sénégal veut lever un emprunt sur le marché de la finance islamique, à qui vais-je m’adresser ? »

Guest-star de la conférence sur la finance islamique internationale qui a ouvert ses travaux le 20 juin 2011, le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui a présidé les travaux, a plaidé pour la création d’un Centre d’information et de traitement de la finance islamique et une meilleure organisation entre l’offre et la demande : « La finance islamique reste peu développée en Afrique de l’Ouest, malgré de timides investissements dans certains pays de la sous-région. Il faut qu’on organise l’offre et la demande de la finance islamique. L’Afrique est en mesure de capter les 300 milliards de dollars provenant des fonds islamiques. »

C’est la conviction du chef de l’Etat sénégalais, qui s’adressait aux bailleurs de fonds, aux représentants de banques et d’institutions financières islamiques.

L’objectif de cette rencontre, organisée par l’Institut africain de la finance islamique, en partenariat avec l’Institut international de recherche de Dubaï – et qui a pris fin le mercredi 22 juin – consistait à faire s’intéresser davantage les institutions et les entreprises de l’espace Uemoa au mode de financement des infrastructures des pays situés au sud du Sahara, via le système financier islamique international. Les spécialistes traiteront des questions liées au financement structuré, aux sukuk, aux fonds communs de placement et à la gestion du portefeuille.

 

« Si l’Etat du Sénégal veut lever un emprunt sur le marché de la finance islamique, à qui vais-je m’adresser ? Il n’y a pas d’interface à ma connaissance pour les pays. Où sont gardés les milliards de dollars provenant des sukuk ? », se demande le chef de l’Etat sénégalais.

Selon le président Wade, cet argent « pourrait servir à financer des routes, des écoles, des hôpitaux, à lutter contre la pauvreté. »

 

Déjà mi-avril dernier, la Banque islamique de développement était passée à la vitesse supérieure en annonçant la mobilisation d’importants financements en 2012 vers l’Afrique pour un montant de 200 milliards FCFA. Avec ses 1000 milliards de dollars d’actifs, la finance islamique, qui peine toujours à décoller, se tourne maintenant vers l’Afrique, et en particulier vers l’Afrique de l’Ouest, où des actions timides ont été menées, notamment en Gambie, en Guinée, en Mauritanie, au Niger et au Burkina.

 

Ismael Aidara

 
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